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 O W E N ● nowhere to go

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Badass Dino Mum
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Message(#) Sujet: O W E N ● nowhere to go Dim 1 Juil - 5:13



SPOILER ALERT.
Ce sujet discute ouvertement des évènements de Jurassic World: Fallen Kingdom. Ne vous risquez pas à lire si vous ne voulez pas être spoilé en quoi que ce soit.




NOWHERE TO GO
I still can’t believe you’re here, even as I touch you, feel the sweat on your skin, the way you've stretched and grown in the time apart. But you cradle me so gently that it feels like we’re back at the beginning and I’m breathing you in. Thank God you still smell the same, hope and gunpowder and strength. And home spills out of one of our mouths. We’ve always been good at being in sync; don’t you know darling, in your arms, I’m already there
Dormir dans un véhicule en mouvement n'avait jamais été facile pour moi; je détestais ça, l'idée de bouger sans vraiment savoir où on m'amenait, le fait de devoir laisser le contrôle à quelqu'un d'autre et juste me laisser aller... Brr, j'en avais des frissons rien qu'à y penser. Je n'aimais pas ne pas être aux commandes, même si ces dernières années avaient formé un crash course dramatique dans l'apprentissage de confiance et d'esprit d'équipe. De ce fait, si quiconque d'autre qu'Owen avait été au volant, je me serais probablement battue bec et ongle pour conduire, mais là... j'étais juste fatiguée. Maisie avait attiré mon regard il y a cinq minutes sur le petit groupe de ptérosaures qui volaient à quelques centaines de mètre au large de la côte que nous logions et le souci recommençait à me ronger. J'avais arrêté mon désir impulsif de libérer les animaux au dernier moment, comprenant le risque et le danger qu'ils poseraient dans un monde qui n'était pas nécessairement prêt à les accueillir. Il n'y avait qu'une petite trentaine de spécimens, mais ils avaient survécus à Sorna, et aux deux versions de Nublar: comme Ian Malcolm ne cessait de le répéter, la vie trouvait un moyen. Trente spécimen aujourd'hui trouveraient le moyen de se multiplier dans les mois, les années à venir. Je ne pouvais pas être celle qui allait lâcher cette incertitude dans le monde... mais le choix me fut retiré. Maisie avait choisi. Maisie avait scellé l'avenir du monde qui la verrait grandir.

Notre quotidien allait être on ne peut plus chargé, à partir d'aujourd'hui.


Voir ces ptérosaures (était-ce un groupe de ptéranodons? de dimorphodons? je ne parvenais pas à clairement voir, d'ici, et le parc avait fait naître plusieurs espèces...) soulignait la gravité de la situation désormais. Le futur n'avait plus rien de sûr: si les animaux relâchés pouvaient toujours être recapturés, qu'en étaient-ils de ceux qui avaient finalement été vendus aux plus généreux enchérisseurs ? J'étais certaine qu'il y avait au moins un baryonyx dans le groupe de rescapés de Nublar, mais aucun spinosaurid dans le troupeau que Maisie avait relâché. Un acheteur avait l'animal, et qui sait combien d'autres encore? L'espèce humaine s'était prouvée encore et toujours incapable de gérer une arme potentielle, et le fait qu'il y ait autant d'inconnues ne pouvait que laisser présager un désastre à venir. J'avais mal au coeur. D'épuisement. D'inquiétude. Nous avions songé à retrouver Iris pour dire de décider que faire avec Maisie, mais en vain; nous étions donc, pour l'instant, les gardiens de cette petite demoiselle.

Au moins nous étions avec Owen. Un autre type de montagnes russes, avec lui, allant de l'attirance indéniable que je ressentais pour lui, la confiance que je n'avais jamais eu avec quiconque d'autre que ma propre famille.... opposé au fait qu'il avait son caractère et que ça n'allait pas toujours de paire avec le mien. Mais il était là. Sûr de lui, comme s'il n'était pas aussi perdu que nous, comme si offrir au monde une expression confidente était tout ce qu'il fallait pour que tout aille mieux.

Au moins, ça me rassurait moi. Pour l'instant.


Maisie avait trouvé le moyen de s'endormir, je ne sais pas trop quand. Quant à moi, je ne cessais de gesticuler. Owen glissait des regards de côté de façon fréquente, surveillant mes gestes, prenant ma main lorsqu'il semblait sentir que mon anxiété augmentait, et je lui tirais un sourire fatigué. Malgré tout ce qui avait pu se passer depuis le retour à Nublar, depuis l'éruption, notre infiltration sur l'Arcadia, notre recapture alors que nous approchions du manoir et tout ce qui aura suivi cette soirée là, j'étais épuisée, mais incapable de dormir. Je taisais les véritables raisons et pendant quelques instants cela semblait satisfaire le conducteur. Mais lorsque sa main prit la mienne pour me rassurer (ou se rassurer lui, je n'étais pas sûre) et que dans ma faiblesse, je laissais tomber contre ma cuisse, le sifflement de douleur que je laissais échapper ne passa pas inaperçu. Il annonça s'arrêter à la prochaine station, histoire de s'en occuper: la plaie qui marquait ma chair, la blessure que m'avait infligée l'Indoraptor lorsque l'un de ses talons avait percé ma peau, la mutilation qui avait été source pour Owen et moi de notre première dispute post-trauma: il insistait pour m'amener à un hôpital et j'étais on ne peut plus décidée à ne pas me laisser faire. Il y avait pire, j'étais parvenue à rejoindre le dôme pour les retrouver, après tout.

Mais cette fois-ci, je lisais dans son regard une sévérité qui ne laissait aucune équivoque: pas d'hôpitaux, FINE, mais je devais faire comme il disait, quand il disait lorsqu'il était question de soigner la blessure. Il semblait comprendre que la douleur était la raison principale au fait que je ne dormais toujours pas, et j'essayais de ne pas lire la frustration ou la colère que je voyais dans sa façon de m'observer. Je préférais imaginer de l'inquiétude. Du souci. Ça faisait du bien de ne plus avoir à tout gérer seule, mais mon entêtement allait finir par avoir raison de moi. Pour sûr.

Maisie dormait toujours lorsque nous nous sommes arrêtés, Owen terminant à l'extérieur du pick up avant même que je ne puisse dire ouf. Il était rapide, quand il le voulait, et je comprenais bien vite le fait qu'il ne semblait pas vouloir que je bouge de trop tant qu'il n'ait pas pu voir de lui même si les points de sutures que Zia avait appliqué s'étaient rompus. Bien joué, Claire. Ne bouge pas de la voiture, ouvre ta porte et glisse tes jambes à l'extérieur pour qu'il puisse observer sans que tu n'aies à te lever... Il sera content. Grady fut prompt, et lorsque la blessure fut nettoyée et le pansement changé, j'imaginais la tempête passée. J'imaginais qu'il allait me faire la morale, me rappeler que je devais absolument tout lui dire. Sauf que j'étais fière, et que tant que je ne voyais absolument pas la nécessité de jouer les victimes, j'allais mordre sur ma chique et laisser faire. Je me demandais s'il avait pu lire mon expression, puisqu'un soupir et un roulement d'yeux plus tard, il annonçait devoir prendre de l'essence.
Je sais me lever toute seule, merci.
Lorsqu'il avait compris que je voulais sortir, il s'était déjà fait chevalier galant et voulu me servir de support pour m'aider à boîter jusqu'à la cabine du tenancier de la station. En vrai, il fallait absolument que je m'éloigne de lui. Les mois que nous avions passés ensemble, à tout partager, me revenait en mémoire de façon un peu trop vive (je blâmais la fatigue) et le fait d'être frôlée et l'avoir si proche de moi commençait à sérieusement me rendre dingue. Je devais retrouver mon calme, composer mon attitude: nous avions une enfant dans la voiture, ce n'était pas le moment de perdre mes moyens. Décidée à ne pas me retourner pour savoir s'il ricanait dans sa barbe en ayant compris mon état. Entrer, me rafraîchir le visage, sortir. C'était tout. Peut-être acheter quelques snacks et boissons fraîches, tant que j'étais dans le petit magasin mais sans plus. Owen près de la voiture, Claire dans la cabine. Assez d'espace, à mon goût.

J'avais passé une porte pour entrer dans la misérable salle d'eau du magasin, et, n'ayant qu'une entrée et sortie, je ne pouvais certainement pas me tromper d'exit. Sauf qu'à passer à nouveau la porte, un tout autre univers s'offrait à moi: disparues étaient les étagères et les allées pleines de provisions, les frigos pleins à craquer et le petit tenancier aimable derrière son comptoir. Non. Je passais d'un pas sur le solide carrelage à une empreinte vaseuse dans un environnement terreux. Boueux. J'avais l'impression d'être dans le film de Narnia, où il suffisait de passer à travers une commode pour finir dans un univers complètement différent. Sauf que c'était une porte. Une porte de toilettes de station service... de toutes les choses qui auraient pu servir de "portail", hein? Mais c'était impossible. Sûrement, je rêvais, je m'étais peut-être finalement endormie et rien des dernières vingt minutes ne s'étaient réellement produites? Pas de station service, pas d'Owen inquiet, pas d'arrêt. J'étais dans le pickup, je dormais, et Owen allait me réveiller d'un instant à l'autre... N'est-ce pas?

La jungle était on ne peut plus "classique", et je me faisais curieuse de cet univers que mon esprit avait conjuré; même la température était familière, la chaleur même que j'avais vécu au quotidien lorsque je travaillais à Jurassic World. Est-ce que mon esprit avait invoqué une version de Nublar? M'inquiéter de la situation avait probablement poussé mon subconscient à se retrouver dans un environnement familier. Sûr. Sauf qu'il n'y avait rien de rassurant à ce lieu. Et lorsque mon regard se posa sur une porte défoncée, la clôture électrifiée de part et d'autre tombant en ruine, mes certitudes volèrent progressivement en poussière. Comme neige qui fond au soleil. Ce n'est pas possible... Je me retrouvais en bordure de la Vallée des Gyrosphères, avant la destruction par le Mont Sibo... Et tout était comme je m'en souvenais: je pouvais déterminer exactement où nous avions trouvé l'Apatosaurus mourrant, ou alors où j'avais eu à aider Lovelace à se dépêtrer d'une tranchée lorsque j'étais en internat à Jurassic World. Au delà de la région boisée devant moi, je savais qu'il y avait un plan d'eau que les Parasaurolophus appréciaient, et où Pearl avait appris à jouer avec une Gyrosphère (son jouet favori) sans que ça ne mette en danger nos visiteurs. Je me retrouvais là... Mais c'était impossible, non ?

La question ne se posait même plus. Un lourd son se fit entendre, un bruit que j'espérais ne plus jamais avoir à entendre, et la terre se mit à trembler sous mes pieds. Décidant qu'il n'était pas sage de rester sur place, mais que la vallée allait être une occasion en or pour faire de moi un buffet ambulant, je me mis à courir (autant que possible) en direction du petit bois. Si prédateur, il aurait plus de mal à me suivre et si herbivore... j'allais devoir faire attention de ne pas me retrouver écrasée contre un tronc. C'est tout.
OWEN !!!
Je détestais ce rêve de plus en plus, je n'espérais plus qu'à être réveillée par mon compagnon, terminer ce cauchemar et me retrouver en sûreté dans la voiture qu'il conduisait. Mais...

Que faire si c'en n'était pas un ?
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Owen Grady
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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Mar 3 Juil - 2:43

Une main sur le volant, le regard rivé sur la route, Owen en profita pour souffler. Tout était allé très vite. Ils s’étaient aussitôt lancés sur la route à bord du 4x4, lui, Claire et Maisie, après que cette dernière ait pressé sur le bouton qui allait changer leur monde à jamais. Il comprenait son geste, mais il ne pensait pas qu’il aurait lui-même pu le faire. Même si à ses yeux, les deux solutions qui s’étaient présentées à eux, dans cette salle de contrôle, alors que les dernières espèces de dinosaures agonisaient, touchaient un niveau de morale difficile à départager. Laisser mourir des espèces vivantes et donner une chance à leur monde de rectifier le tir, en croisant les doigts pour que ceux détenant certains des dinosaures ne fassent pas de connerie, ou les sauver et condamner le monde à un changement radical, encore inconnu. Pendant un instant, Owen avait observé ceux volant non loin d’eux, se laissant aller à admirer ces merveilleux animaux. Mais lorsqu’il reposa les yeux sur la route, il revint sur Terre. Et il était inquiet, malgré son air calme de façade.

Grugeant les kilomètres, il jeta quelques regards vers Claire, qui ne semblait pas réussir à trouver le sommeil, même si elle en avait bien besoin après leurs dernières péripéties. Maisie ne semblait pas avoir ce problème, s’endormant comme un enfant pouvait le faire, ne se souciant pas du chaos prochain. Il n’ouvrit pas la bouche pour savoir ce qui la tracassait au point de fuir le sommeil. Il savait parfaitement que si elle ne voulait pas le lui dire, elle ne le ferait pas. Mais dans un geste pour lui faire savoir qu’il était là, au besoin, il lui prit la main. Main qui retomba sur sa cuisse, provoquant un sursaut de douleur. Un pli soucieux barra son front. Il n’avait pas oublié la blessure de la belle, provoquée par cette monstruosité que ces scientifiques à la noix avaient osé appeler dinosaure. Indoraptor. Ils n’apprendront jamais. Cette pensée le mena à Blue. La première fois, il n’avait pas voulu qu’elle le suive. Et lorsqu’il lui avait proposé, cette fois, de venir avec lui, elle s’était enfuie. Elle était la dernière de la meute.

Il devait s’occuper de la blessure de Claire. Sachant qu’elle ne voudrait certainement pas aller dans un hôpital, il opta pour un compromis, jouant les durs pour lui faire comprendre qu’il n’allait pas lâcher l’affaire, cette fois. Marchander avec la rousse était beaucoup plus compliqué que tout ce qu’il avait eu à endurer avec ses raptors. Et il était certain qu’elle le tuerait si elle savait la comparaison qu’il venait de faire. S’arrêter à la prochaine station service, donc. À peine s’étaient-ils arrêtés qu’il était déjà dehors, bien décidé à ne laisser aucune chance à sa coéquipière de tenter de filer à l’anglaise pour gérer sa blessure toute seule. Il était en colère. Un peu. Il était bien placé pour savoir que Claire n’était pas du genre à s’ouvrir, pas même à lui. Peut-être était-il trop épuisé ou trop inquiet, mais il garda toujours le silence. Pour lui, qui avait tendance à l’ouvrir pour blaguer, cela voulait tout dire. Il n’approuvait pas du tout.

Une fois la blessure nettoyée et le pansement changé, il lui annonça, retrouvant un ton plus léger, qu’il devait reprendre de l’essence, tendant une main en voyant qu’elle cherchait à se lever, pour l’aider. Poussant un grognement des plus matures face à son refus, il laissa tomber. Elle allait le rendre dingue. Et pourtant … Pour rien au monde il ne voudrait être ailleurs. Jetant un rapide coup d’oeil vers Maisie pour s’assurer qu’elle allait bien, puis entreprit de s’occuper de l’essence, grognant un peu pour manifester son mécontentement, dans son coin. Mieux valait qu’il le fasse maintenant avant le retour de Claire, sinon elle risquait d’avoir une réplique acerbe ou deux de sa part. Ré-enclenchant la pompe à essence après avoir fini de faire le point, il se retourna vers la voiture. Plus rien. Pendant une fraction de seconde, il eut la nausée. Son regard éberlué fixait là où se trouvait la voiture, et Maisie, quelques secondes plus tôt. Plus … rien. La station service avait disparu. Bordel, il s’était cogné la tête trop fort un peu plus tôt et il avait les effets que maintenant ?

Heureusement, pas de migraine. En fait, il se sentait bien, mise à part la fatigue. Son esprit logique était mis à mal, ceci dit. Entouré par la jungle, il ne se demanda pas plus longtemps comment il avait pu retourner sur l’île - ni comment elle pouvait toujours être intacte après tout ça. Il lui fallait retrouver Claire et Maisie, c’était la priorité. Son premier réflexe fut de chercher des traces de pas, ou n’importe quoi, signalant le passage d’un être humain (et non pas d’une bestiole beaucoup plus dangereuse). Mais rien. Grognant encore une fois - oui c’était rendu son mode de communication préféré en ce moment - il se lança à l’aveugle. Ce qu’il détestait royalement. Il entendit le hurlement avant de sentir la terre tremblée. Claire. Sa voix. Même direction que quelque chose de beaucoup plus gros. Évidemment qu’il allait courir dans cette même direction.

Il ne cria pas son nom, même si cela lui ferait savoir qu’il n’était pas loin. C’était un plan pour rameuter d’autres dinos à leur petite soirée. Émergeant comme un boulet de canon d’entre les arbres, il manqua de percuter la jolie rousse, lui agrippant les bras pour s’assurer que … Que quoi ? Qu’elle était réelle ? Qu’elle allait bien ? Son regard montant de bas en haut, puis descendant de haut en bas, cherchait d’autres blessures que celle qu’elle avait à la jambe. Elle semblait aller bien. « Qu’est-ce qui s’est passé bordel ? Où est Maisie ? » fit-il, se posant enfin véritablement la question. Sauf que c’était pas le bon moment. La terre tremblait toujours sous leurs pieds, et Owen n’arrivait pas à voir ce qui en était la cause. Tout était trop bizarre. Et définitivement dangereux. Lui prenant la main, cette fois il ne la laissa pas se défiler. S’ils devaient courir, il n’hésiterait pas à servir de support pour éviter que sa blessure ne les ralentisse trop. « On dégage », fit-il, s’enfonça entre les arbres avec elle. Elle avait eu un bon réflexe, à moins qu’ils aient à faire à un prédateur plus petit, ils avaient de meilleures chances de s’en sortir. Pour l’instant, ils devaient s’éloigner des tremblements, et en vitesse.

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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Lun 9 Juil - 16:04






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Au moins, courir n'était plus autant un problème qu'il avait pu l'être il y a un moment. En plus de ne pas avoir de talons aujourd'hui, depuis la tragédie du parc je m'étais imposée un jogging fréquent, peut-être pas quotidien mais au moins certainement plus soutenu. Mais ça n'avait pas énormément d'importance à l'heure actuelle. Le problème n'était pas de courir. Le problème était de trouver une solution, une exit au problème qui me voyait en fuite: d'une façon où d'une autre, je me retrouvais sur l'île. Avant l'éruption. Avec autant d'animaux vivants qu'il y en avait avant que Wheatley et sa clique de joyeux drilles ne s'en mêlent.

Here we go again

Je ne sais plus qui chantait cette chanson, ce n'était pas exactement un titre peu populaire mais... si approprié à la situation. Sauf que cette fois, Owen n'était plus là. Owen avait disparu. Et Maisie. Et la station service, la voiture, la route et le reste de la civilisation. Un grondement sourd se fit entendre à nouveau, et il me fut difficile pendant un instant de contrôler ma respiration, ayant couru quelques centaines de mètres à travers les broussailles, les muscles de ma jambe se plaignant du soudain effort soutenu. Ma chemise s'était déchirée lorsque j'avais traversé un buisson un peu plus dense qu'un autre. Je devais sortir de là, me mettre en sureté et réfléchir. Seigneur, j'avais besoin de penser.

Les broussailles se mirent à trembler, comme ça aurait pu l'être à la maison, quand j'accompagnais mon père à la chasse. Sauf qu'il n'y avait pas de daims sur Nublar. Il n'y avait même plus autant d'animaux indigènes depuis que nous avions arrangé leur préservation et relogement avec le gouvernement costaricain, peu avant l'ouverture du parc. Pas de singe crieur, donc. Non. Ce qui dérangeait les broussailles était petit assez pour tenir sous les arbres mais rapide assez pour que ça me laisse l'impression d'être encerclée. Seigneur. Des dilophosaures? Il n'y avait pas eu de petits couinements qui leur était si caractéristique. Un deinonychus, alors? Ou alors une troupe, puisqu'ils n'appréciaient que peu d'être séparé des leurs... Dans tous les cas, ça ne se traduisait pas en bonne nouvelle pour moi, et ça n'expliquait pas les vibrations qui secouaient la terre.

Il fallait que je bouge. Pause prise, respiration récupérée, idées triées (pas en ordre, non, ça il faudrait que je soie en sûreté d'abord) et un plan d'attaque opéré. Les arbres. Il fallait que je me dirige vers les bois. Les hautes herbes n'étaient pas pratique, il fallait que je vise les arbres dont les feuillages semblaient s'entrelacer, offrant une canopie d'ombre et de sécurité qui me faisait rêver présentement... Si au moins je pouvais les atteindre.

Dur d'imaginer parvenir à mon but, puisque deux secondes plus tard, quelque chose me frappa de plein fouet. Au moins aussi rapidement que moi vers ce truc, résultant dans un choc qui me secoua un instant, avant de paniquer et me dégager aussi rapidement que je le pouvait. Pas de grognement. De sifflement. De murmure carnassier qui pouvait m'indiquer avoir affaire à un prédateur qui n'allait faire de moi qu'une bouchée. Et puis... il m'agrippa. Il me fallu une seconde de trop pour réaliser qu'Owen m'avait agrippée, silencieux, anxieux, refusant de parler mais ne me lâchant pas du regard. Je n'avais pas besoin de le voir me détailler, je le sentais presque. Un couinement de frayeur et un soupir de soulagement exagéré de ma part plus tard et il semblait au moins aussi perdu que moi.
Qu’est-ce qui s’est passé bordel ? Où est Maisie ?
Bon, ça c'était mon subconscient qui trouvait le moyen de vocaliser la question que je me posais, essayer de donner un sens à ce cauchemar. Un petit rire nerveux me prit alors que je buvais littéralement de sa présence. Réel ou pas, je n'étais plus seule. J'étais consciente du fait que je n'avais pas énormément de chances seule, mais Owen et moi? Nous étions impossibles à arrêter. On pouvait tout faire, mais surtout parce qu'il avait toutes les bons instincts, et que je n'étais pas stupide assez pour discuter son plan d'action lorsqu'il était question d'assurer qu'on survive. Nous avions surpassé l'I-Rex ainsi, même si les cauchemars qui me visitaient fréquemment le voyait toujours avec mes neveux, victimes de l'hybride et soit dévorés soit écrasés par les débris du gift shop détruit par l'animal. Et lui, il m'avait avoué continuellement m'imaginer libérer "Rexy" avant de finir entranchée, ma tentative de distraction manquant son but et le t-rex préférant de loin m'imaginer comme repas du soir. Nous avions nos cicatrices morales, mais lorsqu'il était question de survie, il n'y avait personne d'autre à qui j'aurais préféré faire confier ma vie. Donc lorsqu'il m'a pris la main et m'a attiré à sa suite alors qu'il recommençait à courir dans la direction que j'avais emprunté, je n'ai pas protesté. Si nous n'avions pas l'adrenaline nous donnant des ailes et le désir d'être saufs prenant le pas sur tout, j'aurais peut-être pesté. Correction. J'aurais définitivement pesté. Il savait être bossy, et avec une accro du contrôle tel que moi, ça ne passait pas toujours. Jamais, en fait.

La terre trembla à nouveau, et cette fois, l'appel d'un brachiosaure se fit entendre, peut-être à un demi mile de notre position si j'en devinais l'écho. J'avais toujours eu une certaine affinité pour les "longs cous" comme je les appelais enfant. Cela expliquait au moins les grondements qu'on entendait aléatoirement: pas de carnivore, juste l'un de ces mastodontes parcourant les bois en quête de je ne sais quoi. Malgré leur taille, ils appréciaient facilement les régions boisées, ce qui expliquait sa proximité mais laissait derrière une question que je n'osais pas vocaliser.
Owen. Owen arrête !, il fallu un instant pour que nous arrêtions notre course, écoute.
Je devais retrouver Maisie, je devais reprendre pied dans la réalité parce que ça commençait à prendre sens de façon terrifiante et impossible, mais le bruissement de feuillage fut distraction assez. Quelque chose qui courait derrière moi, après moi, qui s'était mis en tête de nous traquer. Me filer. Baissant les yeux soudainement pour fixer mon bras, griffé ou alors le bandage à ma jambe, je me demandais si je saignais et si donc je laissais courir une odeur alléchante où que j'aille.
Il faut qu'on retrouve Maisie. Il faut qu'on sorte de là. Où qu'on soit, il faut... On ne peut pas rester, il faut qu'on...
La créature choisi cet instant précis pour laisser échapper un sifflement aigu, un son que je (mais surtout Owen) reconnaîtrait entre mille. Ainsi donc, ce n'était pas un groupe qui me suivait au pas, mais plutôt un unique individu. Agité. Curieux. Je m'émerveillais une seconde qu'elle n'ait pas profité de l'absence d'Owen pour attaquer et m'éliminer une bonne fois pour toute, mais sa présence ici était une preuve de plus que tout ceci n'était qu'un mauvais rêve. Parce que lorsque la créature sortit des feuillis, alerte et penchant légèrement la tête comme par curiosité en nous observant, je comptabilisais déjà les techniques que l'animal aurait pu utiliser pour revenir ici. Et à moins qu'elle n'ait appris à se faufiler sur un navire, ou alors que les dinos puissent soudainement nager (je l'avais vu, la réponse était un NON définitif), il n'y avait pas la moindre possibilité qu'elle soit ici, et non quelque part en Californie. Donc il était logique que nous n'étions pas réellement là non plus. Même si la main qu'Owen ne semblait pas décidé à lâcher semblait on ne peut plus réelle. Et l'odeur de la jungle. Le bruissement du vent sur ma peau. La vision ô combien précise de l'animal, alors que je détaillais le moindre centimètre carré de son museau, essayant d'imaginer Owen avec une version miniature comme Maisie avait dit avoir vu sur vidéo (je voulais voir ces vidéos!). Blue. Ou pas Blue. Les couleurs, les marques étaient différentes, même si un raptor ressemblait à un autre dans l'ensemble les tracés sur leur chair les différenciaient l'un de l'autre. Et j'étais presque sûre de n'avoir jamais croisé ce spécimen là auparavant. Peu rassurant. Si Owen ne l'avait pas entraînée, elle n'avait pas la moindre raison de l'écouter et nous n'étions donc, en fin de compte, que deux humains en route pour l'abattoir.
Qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on fait? Qu'est-ce qu'elle fait? Pourquoi est-ce qu'elle n'attaque pas? Pourquoi est-ce qu'elle ne m'a pas attaquée, moi ? Oh my... je veux me réveiller de ce cauchemar, j'en peux plus.
Je sifflais, marmonnais, grommelait mais sans pour autant enlever la tension que je ressentais vis à vis de la situation. Au moins, Owen avait été virtuellement le "père" de quatre de ces animaux et devait au moins savoir quoi faire pour bien faire et elle avait semblé plus encline à défendre qu'à attaquer, même si cette saleté s'était donné un malin plaisir à me faire peur depuis que j'étais arrivée ici. Elle jouait avec sa nourriture, pensée qui fut loin de me réconforter. Mais peut-être l'animal n'allait-il pas attaquer... peut-être qu'elle allait juste rebrousser chemin et disparaître dans la jungle qui nous entourait. C'était peu probable, peu possible et certainement fort peu logique d'imaginer un tel dénouement.... mais rien n'était logique par ici, nous nous trouvions sur une île qui avait été rayée de la carte, bon sang! J'espérais au moins qu'Owen puisse gérer l'animal, parce que je n'étais clairement pas décidée à finir en paté de raptor.
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Owen Grady
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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Mer 18 Juil - 2:23

Si Owen ne semblait jamais vraiment anxieux, ou enclin à complètement freak out, arborant généralement un air confiant, maître de la situation, ses prunelles reflétaient en cet instant précis le soulagement de voir la jolie rousse encore en vie. Tout simplement là, avec lui, de retour sur une île qu’ils n’auraient jamais dû revoir car réduite en cendres. Bon, dès qu’il aurait le temps de se poser un minimum, il allait clairement se dire que non, la raison voulait qu’elle aurait été bien mieux ailleurs qu’en pleine jungle, blessée, semblant être la proie de quelque chose avec énormément de dents acérées. Mais que voulez-vous, ils avaient beau se repousser l’un et l’autre encore et toujours, Owen n’aurait voulu être avec personne d’autre qu’elle sur cette île. Et la petite Maisie. L’éclat soulagé se transforma aussitôt en inquiétude, alors que la question, ou plutôt les questions, fusaient de sa bouche, brisant le silence pesant. La gamine qu’il avait pris sous son aile avec une aisance toute surprenante, quoique pas tellement, si on savait chercher plus loin que son air bourrin. Elle n’était pas avec Claire, et cela eut le mérite de faire grimper sa tension encore plus, déjà en proie à l’adrénaline.

Ce même silence fut rapidement brisé par ce qui semblait être la présence d’un prédateur. Qui avait définitivement senti ses proies. Ses questions sans réponse devront attendre. L’instinct de conservation prit le pas, et Owen saisit la main de Claire, ne lui laissant pas la moindre chance de prendre les devants. En d’autres circonstances, elle lui aurait certainement pris la tête. Et Owen l’aurait taquinée, agacée, comme il savait si bien le faire. Mais pas maintenant. Maintenant, il fallait survivre. Et le mieux était de tenter de se faufiler là où un gros bestiaux ne pourrait se rendre, en vue de la terre qui tremblait, il devait s’agir d’un dinosaure de grande taille. L’image terrifiante et fascinante du T-Rex s’imposa dans son esprit. Claire réagit plus rapidement à l’appel de ce qui définitivement n’était pas un prédateur, le tirant à contre sens pour ralentir leur course. Il s’arrêta alors, se tenant assez près, le tenant le coude dans l’éventualité où elle voudrait se tenir à lui et donner un répit à sa jambe blessée. Ou bien cherchait-il simplement une certaine proximité, encore un peu perplexe de la trouver là, avec lui, alors qu’ils s’étaient tout simplement volatilisés dans les airs, comme dans un cauchemar. C’était peut-être le cas, mais les sensations étaient beaucoup trop réelles.

Owen se rendit rapidement compte qu’ils n’étaient pas seuls. Son regard chercha à percer à travers les buissons, pour tenter de déterminer ce qui les poursuivait bel et bien, puis revint vers Claire, prononçant son prénom plusieurs fois alors que celle-ci lui disait qu’il fallait retrouver Maisie, et qu’ils devaient sortir de là, espérant qu’elle reprenne son souffle. Le sifflement caractéristique d’un raptor se fit entendre et Owen se raidit. Se pourrait-il que … Comment … Non, il sut avant même que l’animal ne sorte pour leur faire face qu’il ne s’agissait pas de Blue. Bref pincement au coeur. Il regrettait tellement qu’elle ne soit pas restée. Dès que le raptor sortit des fourrées, il se plaça entre lui et Claire, dissimulant celle-ci derrière lui alors qu’elle énonçait tout haut ce qu’il pensait au même moment. Elle n’avait pas attaquée alors qu’elle aurait pu, se contentant de fixer les humains. Mais Owen n’était pas naïf, elle était sauvage. Indomptée. Il n’avait aucune entente entre l’ancien alpha et ce spécimen, aucun respect, simplement un prédateur et sa proie. Les bras légèrement écartés, utilisant sa propre carrure pour que l’attention du bestiaux se focalise sur lui et non sur la rousse blessée derrière, il cherchait à se montrer aussi imposant qu’il le pouvait. Il l’avait vu un nombre incalculable de fois. S’il montrait la moindre faiblesse, c’était fini. Il ne voulait pas non plus la provoquer. Une situation impossible. Ce qui s’imposa très clairement dans son esprit. Ils n’allaient pas s’en sortir. « Claire », chuchota-t-il assez fort pour qu’elle l’entendre, ne quittant pas le raptor du regard. « Recule doucement, et dès que tu es assez éloignée, va-t-en. » Son ton était sans équivoque. Il se tut. Le reste était assez évident. Il allait tenter d’attirer son attention pour lui permettre de s’éloigner. Lui donner du temps. C’était tout ce qu’il pouvait faire. « Hey, hey », fit-il d’une voix forte lorsqu’il vit le regard du raptor glisser derrière, le faisant revenir vers lui.

Avec un peu de chance, peut-être se désintéressera-t-elle d’eux, mais Owen en doutait. Ces créatures étaient vicieuses, quand elles voulaient. Le nombre de spécimens qu’ils avaient perdus car ils s’étaient entre-tués … Puis, miracle. Un bruit qu’il reconnut très bien. Les hélices d’un hélicoptère. En assez basse altitude, presque à frôler les arbres, produisant un boucan d’enfer. Ils étaient cachés par la cime touffue des arbres, mais peut-être les avaient-il vus ? Au moins, ça eut le mérite d’attirer l’attention du raptor, et l’effraya même, puisqu’elle recula en sifflant, avant de disparaître en vitesse. Un instant de répit. Elle pouvait très bien revenir, mais pour l’instant, leur chance de survie avait augmenté. Owen ne se le fit pas dire deux fois, tournant les talons pour repartir à la recherche de Claire, qui ne devait pas être très loin. Mieux valait éviter de crier, ceci dit. S’ils parvenaient à trouver un endroit dégagés, ils pourraient essayer de faire signe à l’hélico. Ouep. Leurs chances étaient passées de carrément nulles à passables. Pour l’instant.

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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Mar 21 Aoû - 9:25






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Je n'ai jamais été aussi déçue de ne pas trouver le raptor que j'espérais voir. Sérieusement. Moi, espérer un instant que ça soit Blue. J'avais vu encore et encore la relation qu'elle entretenait avec Owen et la soudaine tension dans les muscles de ce dernier m'indiqua que lui aussi, il avait osé espérer. Mais non. Si ça avait été Blue, Owen aurait probablement pu nous sortir de ce nouveau pétrin mais je ne parvenais pas à reconnaître les marques de l'animal; Blue avait son trait bleu caractéristique, et j'avais appris peu après la fermeture du parc que Delta avait une teinte bleu canard, Echo était brune avec des marques d'un bleu plus foncé et Charlie était d'un vert "naturel" avec des marques noires. Cet animal là, je ne le reconnaissais pas, mais je ne pouvais m'empêcher de penser au témoignage de Sarah Harding sur ses mésaventure sur Isla Sorna: orangé avec des marques plus foncées, presque comme un tigre. Et si je me souvenais de ce qu'en avait dit le Docteur Harding, une vraie plaie, vicieuse et dificile à gérer, comme tous les raptors qu'Owen n'avait pas dressé. Jurassic Park avait une longue histoire tragique avec cette espèce et je n'étais pas très optimiste.

En clair: nous avions un problème.

Owen se déplaçait déjà comme je l'avais vu faire sur les vidéos de dressage avec le pack, une attitude confidente mais qui n'appelait pas au challenge, assez pour capturer l'attention de l'animal mais pas assez pour qu'elle se sente défiée. Je restais un pas en arrière, mais à ses côtés malgré tout, calquant son exemple et imposant une attitude sans peur dans ma façon d'être. Je me sentais comme lorsque je m'étais tirée hors de cette vitrine pour essayer tant bien que mal de suivre les cris et le bruit de combat, avant de finir sur le toit et d'attirer l'attention du monstre de la soirée. Il y a quelques années, j'étais cette femme terrifiée traquée par un monstre, et ces derniers jours, j'étais cette force de la nature qui ne trouvait rien d'autre à faire que fixer l'animal qui nous menaçait. Si Owen cherchait à éviter l'affrontement, mon désir de montrer ma force risquait d'être contre productif.
« Claire. Recule doucement, et dès que tu es assez éloignée, va-t-en. »
Alors déjà, à l'écouter, même s'il ne me regardait pas je ne pouvais pas m'empêcher de poser mes yeux sur lui. Sérieusement?! D'abord, mon exaspération se manifesta dans une bouche entrouverte, estomaquée, et si mon esprit rationel comprenait qu'il cherchait à me sortir de cette situation, mes émotions étaient un peu n'importe où: comment osait-il m'ordonner de partir? Pour la première fois, je ne comprenais que trop bien comment il avait dû se sentir lorsqu'il avait dû me laisser derrière, incertain de ce qui allait m'arriver. La réalisation laissa la place à la colère et mon anxiété se mêla à cette dernière pour ne laisser qu'un amalgame de ressentiment. Je voulais disputer sa décision, rabrouer son ton sérieux et implacable et juste lui rappeler ce que je lui avais annoncé lorsqu'on recherchait mes neveux: je n'étais pas l'un de ses animaux, il n'avait pas à me donner des ordres.

Mais le sifflement furieux de l'animal me ramena bien vite à la réalité: ce n'était pas le moment de discuter. Pas le moment de disputer et si le stress s'échappait de moi de manière presque palpable, le regard que je lui lançais en réaction promettait que s'il ne s'en sortait pas vivant, j'allais le tuer moi-même. La peur donnait souvent naissance à la colère, avec moi. Owen attira l'attention de l'animal, qui grogna dans sa direction alors que je me déplaçais avec soin dans la direction opposée; un pas à la fois, de plus en plus éloignée du duo. Une fois séparée assez, et où mes instincts ne dictaient qu'il était prudent que je me retourne et me mette à galoper dans les broussailles. Le vent siffla à mes oreilles, les feuillages fouettaient mon visage alors que j'essayais de me concentrer sur les sons derrière moi, craignant presque de devenir témoin auditive de l'animal déchirant Owen en morceaux, tâchant de ne pas paniquer et laisser mes émotions avoir le dessus sur moi. J'avais peur de l'entendre se faire décimer mais en même temps, je voulais savoir. J'avais besoin de savoir. Au bout de dix minutes de course, je jugeais être loin assez pour arrêter de courir et juste me cacher. Si le raptor voulait me tuer, je doutais pouvoir courir loin assez pour échapper à ses capacités olfactives, et je voulais laisser à Owen toutes les chances de me retrouver. Il était ex-militaire après tout. Il avait traqué mes neveux à travers un parc entier, une rouquine en pleine cambrousse n'avait rien de comparable en difficulté.

Le temps passa super lentement, surtout si on considérait que depuis ma cachette je ne voyais pas grand chose. Il n'y avait que cet hélicoptère qui virevoltait par ci par là, trop concentré pour être touristique, trop classique pour être militaire. Curieux, mais pas mon problème principal. Quelque chose approchait, je pouvais entendre les branches craquer sous son poids, et mon souffle se coupa: si j'étais haletante jusque là, je cherchais au moins à être aussi silencieuse que possible tant que je n'avais pas identifié le nouveau venu.
Owen !
Clopinant douloureusement pour sortir de ma cachette, je boitais dans sa direction d'un pas aussi pressé que je le pouvais. Les points avaient probablement sauté et je devais probablement saigner, chose qui avait probablement attiré l'animal à moi, mais pour l'instant je m'en moquais. La tête me tournait, mais je ne n'avais d'yeux que pour l'homme qui venait une fois de plus d'échapper à la mort. J'en pouvais plus, et la peur pour lui se transforma en colère. Un pas. Deux pas. Cinq pas plus tard je me retrouvais juste en face de lui, proche assez en tout cas pour lui coller une claque qu'il n'eut pas le temps de voir venir.
Espèce de... !
Ma main brûla, le stress de ces derniers jours remontant à la surface, couronné par le fait qu'il venait de mettre sa vie en danger. Un peu plus pour moi. Il venait de me rappeler juste à quel point il restait incontrôlable et j'avais toujours du mal avec l'impossible à contrôler. J'étais trop minutieuse pour ça. Owen me rendait dingue, dans bien des sens du terme mais pour l'heure, c'est la peur de le perdre qui me faisait réagir. Ne comprenait-il donc pas? N'avait-il donc pas la moindre idée? Nous nous étions séparés à cause d'un désagrément, une divergence d'opinions, mais je n'avais jamais vraiment cessé de le tenir en haute estime. Nous n'avions pas encore approché la conversation "Amour" avec un grand A, mais j'imaginais un jour arriver à un point où ça ne m'inquiéterait plus.

Enfin, s'il ne trouvait pas le moyen de se tuer, avant.
Est-ce que ça va? Est-ce qu'elle t'a attaqué?, je tâtais son corps nerveusement, cherchant une trace de sang qui ne venait pas de moi, une blessure quelconque, une trace de l'attaque que le raptor avait forcément laissé. Il n'était pas possible qu'elle l'ai laissé partir indemne.Et arrête de jouer aux héros. Je ne peux... Je...
J'étais épuisée. Je frisais l'hystérie, il y avait juste trop de choses qui se passaient en trop peu de temps et la seule chose que j'étais certaine c'était que je ne pensais pas pouvoir m'en sortir toute seule. Pas maintenant que je l'avais retrouvé.

Sa joue prenait une teinte rosée là où je l'avais frappé et, regrettant instannément d'avoir réagi si violement, ma main se leva et offrit un geste plus doux, presque caresse, avant de tendre le cou et capturer ses lèvres avec les miennes. Appuyant mon poids contre lui, essayant de soulager la douleur de ma jambe, je ne me souciais que de la rassurance qu'il était toujours là, parce que pour l'instant, pour autant reine de glace que j'avais pu être, je n'avais rien de tel aujourd'hui. J'étais fatiguée, je voulais dormir, me rassurer contre lui et me mettre à la recherche de Maisie. Il fallait juste qu'il comprenne qu'on était une équipe et que me mettre de côté n'allait certainement pas fonctionner pour moi...

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Owen Grady
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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Mar 11 Sep - 0:47

Autant profiter du désarroi de l’animal pour mettre de la distance, même si en soit, le tout serait totalement inutile si le raptor décidait de se remettre en chasse de ses proies. Ils ne pourraient jamais rivaliser de vitesse, à pied, ni se défendre si elle finissait par les attraper. Ce n’était pas pour rien que ces animaux avaient un fort potentiel et intérêt militaire, ce qu’il avait toujours su mais jamais cautionné. Mais bon, ce n’était pas le moment de philosopher sur la dangerosité de rester en pleine jungle, avec un raptor qui rôdait. Il lui fallait retrouver Claire et ensuite ils aviseraient. L’hélico qu’ils avaient entendu était la meilleure option, s’ils avaient de la chance. Ce qui ne serait pas de refus, d’ailleurs. Se maîtrisant pour éviter de gueuler le nom de Claire pour tenter de la trouver, il suivit grossièrement les traces qu’elle avait pu laisser, n’ayant pas le temps de traîner pour s’assurer qu’il allait toujours dans la bonne direction.

Sa voix retentit et l’homme se tourna dans sa direction, voyant avec soulagement Claire sortant des broussailles. Il réduisit la distance de son côté, avide de se retrouver à nouveau à ses côtés. Puis la gifle retentit bruyamment, semblant suspendre le temps durant quelques longues secondes alors qu’Owen encaissait le choc. What. The. Hell. Cela eut le mérite de le faire taire, alors qu’il serait tout à fait son genre de sortir une imbécilité pour dédramatiser la situation. Sa joue le brûlait sous la force et la passion de la claque, mais il ne pouvait pas lui en vouloir pour ce geste. Ils avaient failli finir en repas pour raptor. Et pendant un instant, Owen avait senti la froide conviction qu’ils allaient mourir. Lui qui était optimiste et sûr de lui, il avait bien cru y rester, dans cet endroit qui lui rappelait l’île mais qui ne devait pas l’être. Il en était convaincu. Quelque chose clochait et ils ne pouvaient tout simplement pas se retrouver là bas à nouveau. Pas après ce qui s’était passé.

Lui si volubile et taquin gardait le silence, l’air étonné sur son visage ne trompait pas sur le fait qu’il ne s’attendait pas à un tel accueil. Son air se fit plus doux et un sourire rassurant étira ses lèvres, sans le moindre once d’amusement ou de sarcasme, alors qu’elle s’agitait, s’inquiétant pour lui. Il voulut lui dire qu’il allait bien, que non, le raptor ne l’avait pas attaqué, pour tenter de la rassurer, mais il la connaissait assez bien pour savoir qu’elle voudrait s’assurer elle-même de ce fait, qu’aucune parole n’en viendrait à bout. « Je suis là », fit-il simplement, cherchant à capter son regard alarmé. Oui, il était là. Et cette fois, il ne comptait plus lui demander de partir, de le laisser derrière. Il avait cru mourir pendant un instant mais maintenant, il était gonflé à bloc. Et il comptait bien les sortir de là en vie.

Sa main sur sa joue meurtrie eut l’effet d’un baume, contraste avec le geste de violence précédent. Il fut alors plus que surpris par le baiser. Agréable surprise. Ce contact lui avait manqué, malgré tout ce qu’ils avaient bien pu se dire lorsqu’elle était venue le chercher pour la mission de sauvetage. Il aurait pu prolonger ce baiser à l’infini, à en oublier pendant un instant où ils se trouvaient et l’urgence de la situation. Mais celle-ci lui revint lorsque l’hélicoptère se fit à nouveau entendre, plus près. Il y mit donc fin doucement, regardant Claire un instant dans les yeux. Ils allaient devoir prendre le temps de parler, après. Après tout ça. Ou bien ils allaient éviter le sujet, obstinément. Allez savoir, avec ces deux là … « On va s’en sortir. Et on retrouvera Maisie », souffla-t-il, sérieux. Il en était convaincu, cette fois.

S’assurant donc qu’elle ait un bon appui sur lui, passant son bras autour de sa taille, il les dirigea vers l’hélico. Cette fois, il était certain qu’ils s’étaient posés. Cela se confirma lorsque des types se dirigèrent dans leur direction. Ils ne ressemblaient pas à des soldats mais n’étaient pas hostiles. Par dessus les bruits des hélices, quelqu’un leur hurla qu’ils allaient les raccompagner hors de la zone, qu’ils ne devaient pas se retrouver là, qu’ils seraient en sécurité à ... Le nom lui échappa alors qu’ils s’approchaient encore plus de l’hélico. Son bras ne lâchait pas Claire, autant pour l’aider à avancer que par geste protecteur un tantinet possessif, un peu suspicieux. La dernière fois qu’ils avaient fait confiance à un groupe de types armés … Mieux valait ne pas y penser. Les deux priorités étaient les blessures de Claire et retrouver Maisie, ce qui serait beaucoup plus facile avec un engin aérien. Son esprit pragmatique, mis à rude à épreuve, revint à la charge alors qu’il réfléchissait déjà aux moyens à déployer pour retrouver la gamine.

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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Dim 30 Sep - 6:12






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La colère qui résonnait en moi trouvait racine dans un maelstrom d’émotions contradictoires sur lesquelles je ne parvenais pas à reprendre prise. Contrôle. Assurance. A peine un cauchemar terminé que je me retrouvais balancée dans un autre, je n’en pouvais plus. J’étais inquiète, soucieuse, ma jambe me faisait souffrir le martyr maintenant que l’adrénaline passait doucement et ma main semblait faire écho à la souffrance lancinante, si ce n’est par l’impression que j’avais d’avoir les nerfs en feu. Je n’étais pas le genre à frapper, mais.. Bordel, Owen l’avait cherchée, celle-là. Loin, la pauvre rouquine qui ne savait plus où se tenir lorsqu’elle était venue le chercher, espérant que le sol forestier ne l’engloutisse avant d’avoir à lui faire face à nouveau. Owen ne pouvait tout simplement pas jouer aux yoyos, aller et venir, me retrouver et m’abandonner. Ce n’était pas juste. Je surfais sur une vagues d’opposés que l’homme tentait tant bien que mal de m’aider à naviguer. Front contre front. Comme l’une de ses nombreuses nuits, où le trauma du parc se mêlait à l’inattendu de mes cauchemars, mêlant crises d’angoisses et nuits blanches: Grady avait été la fondation même sur laquelle je m’étais basée pour garder la tête hors de l’eau (expérience d’après l’armée, qu’il avait dit), et instinctivement, ce sont vers ces mêmes rituels, ces mêmes habitudes, que je revenais pour dire de retrouver un semblant de composition. Grognant et pestant de murmures contre sa tendance à vouloir jouer les héros, j’espérais au plus profond de moi que mes supplications trouveraient preneur quelque part dans son crâne de tête de mule et qu’il finirait par voir mon côté des choses. Et s’il y avait eu un autre animal par ici ? Et si je n’avais échappé au raptor, juste pour tomber sur un nid de T-Rex. D’allosaures ? Sur une meute de compys ? La situation n’était certes pas à désirer, mais nous séparer était tellement sur ma liste des “mauvaises idées en cas de crise” que j’en voulais à Owen de m’avoir forcée à le laisser derrière.
Faire comme tu dis et partir “juste parce que tu l’as demandé”, ça craint. Peu importe ce que tu en dis. Donc ! Ne t'y habitues pas trop, ça ne risque pas de se reproduire.
Je revenais à notre dispute dans ce bar, notre discussion véhémente sur qui avait laissé tomber qui, et sur le rappel qu’Owen avait bien insisté sur le fait qu’il n’avait rompu que parce que je l’avais mis au défi de partir. Quelle idée de con! Lorsque le vrombissement de l’hélicoptère retentit à nouveau, interrompant mes songes fatalistes et plans catastrophe à la pelle, il m’aura fallu quelques secondes pour réaliser que je pleurais. Pas le flot ouvert, grande crue des pleurs, non. Mais assez pour que deux traits humides me courent sur le visage, asséchés bientôt sous les courant d’air furieux portés par les pales de l’appareil, me poussant à prétendre qu’il ne s’agissait là que d’une réaction au vent soutenu et non aux émotions. Owen le croirait, non?

On va s’en sortir. Et on retrouvera Maisie

Il me murmurait des paroles rassurantes, du courage pour avancer peu à peu vers l’engin, alors que le sens de ses paroles prenait peu à peu racine au plus profond de moi. Bientôt, mes pas furent aussi lourds que le coeur qu’il me semblait perdre petit à petit, un instinct jusqu’alors inconnu me poussant à risquer le tout pour le tout et rechercher l’enfant. Je n’avais jamais été douée avec les enfants, mais entre mes neveux il y a trois ans et la petite demoiselle ici, mon automatisme protecteur prenait de plus en plus d’ampleur si bien qu’Owen avait un jour ricané de mes manières “mère poule”. Pour ce que ça m’aura servi: pour la deuxième fois en presque autant d’années, je perdais un jeune placé sous ma charge. Tu parles d’une figure maternelle.

Owen m’attira (me supporta, plutôt) vers l’engin, et n’était pas bien loin de succéder à me faire monter lorsque quelque chose m’arrêta net sur mon chemin. Les cheveux dans ma nuque se hérissèrent et j’eus plus l’impression d’avoir entendu plutôt que su avoir effectivement entendu. Un instinct. Maisie est ici. Quelque part, dans cette jungle maudite, je le savais mais elle était quelque part sur cette île et non pas perdue quelque part “là bas”. Je plantais mes talons dans le sol (de façon figurative, hein?), refusant d’avancer un autre pas: autant l’angoisse de laisser Maisie derrière me hantait, autant je n’étais pas exactement confortable à la vue d’un hélicoptère. Encore moins à l’idée de monter à bord. Je n’avais pas oublié les derniers instants de Simon Masrani, un homme que j’avais toujours admiré de loin avant d’apprendre à le connaître et le respecter, même si nous avions eu nos différends. Revoir la carcasse de la cabine percer la coupole de la volière, entendre l’effroyable explosion alors que l’appareil se crashait. L’angoisse fut bientôt revenue, m’emprisonnant dans une vision du passé qu’il allait me falloir quelques minutes à oublier.
On ne peut pas partir. Maisie est ici. Quelque part. Je le sais. Je le sais, Owen.
Les hommes armés commencèrent à jacasser des ordres, et même s’ils semblaient savoir de quoi ils parlaient et avaient le matériel pour, le tout hurlait “désorganisation” pour moi: ils me faisaient penser à une troupe de boys scout qui avaient une tâche pour la nuit et refusaient de s’en détacher, sans pour autant considérer les circonstances atténuantes et, ou, complétant le tableau. En clair: j’avais l’impression d’être la seule adulte dans le lot.
Non, on ne rentre pas tout de suite à la base. Il y a une petite fille perdue quelque part, et vous allez nous aider à chercher… Ou je continue à pied, terminais-je à voix plus basse, espérant qu’Owen soit le seul à l’entendre.
Entre mon attitude bossy et son air de “vous avez intérêt à faire ce qu’elle dit, sinon….”, il ne fallu pas bien longtemps pour accorder d’un champs de recherche de plusieurs miles. Mais la nuit ne va pas tarder à tomber et l’oiseau doit être de retour en base avant le coucher du soleil…, qu’avait dit le chef apparent de l’expédition. La mort dans l’âme, je ne pouvais pas exactement attendre d’eux plus qu’ils n’étaient disposés à offrir, même si je gardais le visage serré, l’esprit décidé à partir en randonnée seule s’il le fallait. Je n’avais peut-être pas énormément d’instinct maternel, mais la forêt m’appelait, une force me poussait à y concentrer mon attention, la sensation que ma protégée était en danger et le serait tant que nous n’avions pas remis la main dessus.
Là bas !!, hurlais-je par dessus le vacarme du moteur en vol. Mon regard avait été capturé par un flash de couleur qui n'avait rien d'indigène à cette verdure, si bien que mon attention se reporta sur la zone tel un faucon se concentrant sur sa proie. Attérissez!
L'appareil était en basse altitude, et je le jure, j'étais prête à sauter de la cabine si jamais le pilote semblait peu décidé à se poser. Maisie est là. Maisie est là. Maisie est là. Je n'étais pas hystérique, mais déterminée assez pour en avoir l'expression faciale: je devais faire peur et Owen n'avait rien à dire à ce niveau là. Soit le pilote capitulait, soit j'allais sauter. Les quelques mètres nous séparant du sol promettraient de me faire un mal de chien (plus encore que je n'ai déjà) mais je préférais de loin n'en faire qu'à ma tête plutôt que me laisser emporter par un groupe que je ne connaissais pas. Même si je ne doutais pas que Grady ne leur fasse une tête au carré militaire s'ils osaient défier mes demandes. Je n'étais pas le boss, mais ma nature avait repris le dessus: c'était tout comme.
Maisie?, l'attérissage avait été fait en vitesse et le pilote me criait déjà de ne pas traîner, qu'il n'était pas supposé faire des arrêts en chemin (marrant, puisqu'un arrêt est ce qui nous a mené Owen et moi dans ce pétrin).
À peine l'engin fut-il au sol que je m'élançais déjà vers le feuillage le plus proche, mue par un instinct que je découvrais doucement, échappant à la grippe d'Owen mais non sans trébucher au début. Clopinant douloureusement, je restais persuadée de la présence de l'adolescente proche de moi, espérant qu'elle ait entendu l'appareil.
MAISIE ?!
Je visualisais déjà Owen me faire la morale plus tard, sur "à quel point c'est irresponsable de hurler dans un environnement dangereux et sauvage", mais j'étais pressée. Et lorsque les brouissailles remuèrent en laissant émerger une touffe de cheveux bruns ébouriffés, mon clopinage ne prit que de l'envergure, finissant enfin par courir jusqu'à retrouver l'enfant. Capturée de mon étreinte, offrant et recevant un câlin, baissant les yeux sur sa tête tout en humant sa chevelure. Owen allait probablement rire: je pleurais pour de bon.
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MODO
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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Dim 30 Sep - 22:08

Nowhere to go


Il faisait froid. Humide. Ses cheveux bougeaient et était tirés. Elle avait mal mais elle avait encore envie de dormir. La fillette leva le bras et brassa du vent pour qu'on lui fiche la paix. Maisie voulait qu'on la laisse dormir encore cinq minutes, on continua de lui tirer les cheveux alors qu'elle se tourna sur le dos. Son sommeil fût coupé. La brunette finit par ouvrir les yeux pour ne voir rien d'autres que des têtes de Stygimoloch la regarder avec curiosité tout en continuant à lui tirer les cheveux. AAAAAAH ! hurla-t-elle. Les deux bébés Stygimoloch hurlèrent, s'ils pouvaient hurler, en chœur avec la fillette. Aucun d'eux ne bougèrent cependant. Maisie resta allongée tout en panique tandis que les dinosaures n'osaient pas bouger bien qu'ils aient eu les cris de la fillette dans les oreilles. Maisie respira rapidement, n'étant pas très loin de la crise d'angoisse. Elle se souvient très clairement de la voiture, de s'être assoupie sur la banquette arrière alors qu'Owen conduisait et que Claire était silencieuse. La fillette venait de plonger le monde dans une nouvelle ère Jurassique rien qu'en appuyant sur un bouton. Pour sauver ces animaux d'une mort certaine. Car après tout, ils étaient comme elle : victimes de scientifique. Elle n'était qu'un clone humain parmi des clones de dinosaures ... S'ils devaient mourir pour le bien de l'espèce humaine, elle aussi. Elle n'avait pas pu se résoudre comme Claire à les voir mourir sous ses yeux. Non. Malgré son jeune âge elle comprenait pourquoi celle qui l'avait prit sous son aile n'avait pas appuyé pour libérer les races qui étaient sur le point d'à nouveau s'éteindre. Des larmes se mirent à couler. A présent elle était seule. Ni Owen, ni Claire n'étaient là avec elle pour la rassurer. Sans compter que peu d'heures avant elle avait perdu son grand-père. La fillette se mit à pleurer bruyamment faisant fuir les deux dinosaures qui s'étaient détendus. Nan, restez ! supplia-t-elle en s'asseyant. Si les Stygimoloch fuyaient, il ne lui resterait vraiment personne, rien pour se sentir moins seule entre des buissons et des arbres. L'un des deux revint sur ses pas, comme si il avait compris la détresse de la fillette qui pourtant s'était montrée courageuse au manoir ... Toute la pression, le stress et l'adrénaline était retombées. Le dinosaure s'approcha et de sa tête il lui donna un petit coup sur la tête, quémandant ainsi de l'attention. Maisie caressa la tête du dinosaure et elle arrêta de pleurer. Puis soudain un vacarme lui parvint aux oreilles. Elle reconnu le bruit d'un hélicoptère et les Stygimoloch se mirent à courir pour se cacher. Maisie en fît de même et traversa les buissons et la forêt pour se cacher. Si c'était des hommes qui en voulait à son grand-père ? Elle ne pouvait pas se laisser attraper ! Mais l'hélicoptère traînait au dessus d'elle. Puis plus rien. La brunette s'était cachée derrière un arbre deux fois plus épais qu'elle. Puis des cris. Son prénom. Une voix de femme. Impossible. Claire ? Elle se mit à courir au son de la voix et tomba nez à nez avec la femme qui l'avait sauvée au manoir Lockwood. Claire se mit à courir vers elle, Maisie prise au dépourvue de retrouver la rouquine n'osait pas bouger et se laissa étreindre. La fillette se mit à câliner de plus belle la jeune femme. Ne pleure pas. dit-elle alors que c'était elle qui venait de passer une dizaine de minutes à pleurer auparavant. Les larmes se remirent à couler de plus belle.




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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Sam 6 Oct - 4:38

Monter dans l’hélico. Soigner la jambe de Claire. Se poser un instant sans avoir une menace constante de prédateur prêt à leur tomber dessus. Alors là, ils pourront commencer à élaborer un plan. Car il était hors de question de laisser la gamine ici, si elle y était. Ces types n’étaient pas militaires, peut-être auraient-ils une chance de les convaincre de faire un tour. De ne pas suivre les ordres tout de suite, qui étaient vraisemblablement de les tirer de cet enfer. Mais si c’était, au final, un tout autre scénario, Owen n’hésiterait pas à agir. On ne laissait personne derrière. Il avait tenté de se draper de cette douce froideur en disant à Claire qu’ils pouvaient laisser Blue sur cette île mourante. Ça avait foiré. Peu importe les illusions qu’il s’était faites, il ne laisserait plus jamais un des siens derrière. Plus jamais. D’ailleurs, Claire avait été plutôt convaincante sur ce point.

Lorsque la rouquine au tempérament enflammé opposa soudainement une résistance pour une raison inconnue, l’urgence de la situation lui fit envisager la possibilité de la jeter sur son épaule et de la faire monter de force dans l’hélico. Mais il n’était pas complètement idiot. Il devait y avoir une raison. Et même s’il ne l’avouerait pas à voix haute, il la suivrait au bout du monde s’il le fallait. Littéralement. Owen l’observa un moment lorsqu’elle émit sa conviction de la présence de la gamine. Rien ne laissait présager qu’elle était dans le coin. Mais hey, bout du monde, vous vous souvenez ? Alors l’ex-militaire se mit à s’engueuler avec le reste de la troupe, faisant barrage avec son bras entre eux et Claire, pour montrer qu’il prenait son parti. Et qu’ils ne monteraient dans cet hélico seulement s’ils cherchaient.

Ils se retrouvèrent donc à bord de l’hélico, faisant un tour d’horizon. Owen essayait de rester positif, mais il fallait être réaliste. Quelles étaient les chances pour … Le cri de Claire se fit entendre malgré le bruit des pales. Owen se déplaça du côté de la rouquine, faisant maugréer encore plus le reste des passagers, plus pour s’assurer qu’elle ne tombe pas, sans vraiment considérer le fait qu’elle puisse sauter volontairement. Il jeta un regard qui voulait tout dire aux autres - Listen the lady. Il n’avait pas vu ce qu’avait vu Claire, mais il lui faisait confiance. Même lorsqu’elle se mit à gueuler dans la jungle, rameutant probablement tout ce qui pouvait avoir de menaçant dans le coin. Mais bon, les bruits de l’hélico devaient avoir dissuadé les quelques prédateurs du coin. Du moins, espérons le.

Ce fut avec une totale stupéfaction que, talonnant Claire tout en zieutant suspicieusement les alentours, ils tombèrent sur Maisie. Le soulagement qu’il ressentit se fit voir sur son visage pendant une fraction de seconde, mais il restait alerte. Autant il avait envie d’étreindre Claire et la gamine, autant il préférait qu’ils foutent le camp. Il s’approcha néanmoins, frôlant le bras de Claire pour lui signaler qu’il était là, tout près, caressant les cheveux de Maisie en un geste affectueux mais aussi pour se rassurer lui-même. Elle était bien là. Un vrai miracle.

Il n’eut pas à leur signaler qu’ils devaient partir, un des types arrivant non loin pour leur aboyer dessus de revenir. Jetant un regard confiant à Claire - tout va bien aller maintenant - il prit Maisie dans ses bras et ils retournèrent vers l’hélico le plus rapidement possible. Peut-être était-il confiant, mais avec tout ce qui s’était passé récemment, ils semblaient avoir une poisse monumentale. Heureusement que retrouver Maisie équilibrait un peu le tout, parce qu’ils allaient finir par virer complètement dingues.

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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go Mer 7 Nov - 11:52






NOWHERE TO GO
I still can’t believe you’re here, even as I touch you, feel the sweat on your skin, the way you've stretched and grown in the time apart. But you cradle me so gently that it feels like we’re back at the beginning and I’m breathing you in. Thank God you still smell the same, hope and gunpowder and strength. And home spills out of one of our mouths. We’ve always been good at being in sync; don’t you know darling, in your arms, I’m already there
J’avais dû passer trois secondes à souffler, profiter de la sécurité relative offerte par nos “sauveurs” pour dire de me poser un instant et juste reprendre mon souffle. Mais il y avait quelque chose qui me chiffonait avec cette situation, une envie de me mettre à courir, comme une idée qui vous chatouille l’esprit sans que vous ne puissiez changer d’avis. Je savais que Maisie était là bas, quelque part, et je savais qu’elle n’était pas loin. Au moins aussi sûr que je restais certaine du fait que si nous partions, tout de suite, je n’allais jamais revoir l’enfant. Et cette certitude me noya comme si on m’avait passée sous une douche froide, propulsant ma fuite et le fait que je ne reste bien longtemps en compagnie des gens qui nous avaient sauvé.

Owen n’avait pas la moindre chance.

Non seulement devait-il être surpris de mon élan, mais la dernière fois que nous nous étions retrouvés à courser en pleine jungle j’avais effectivement réussi à imposer une distance entre lui et moi; je restais terrifiante quand il était question de courir, je n’avais besoin que d’une raison. Maisie. L’attachement que je développais avec la jeune demoiselle aurait dû m’inquiéter, mais pour l’instant je mettais mes présomptions de côté et je me laissais porter par la hâte. Elle était là. Je le sentais. Je le savais. Il y avait certaines choses que les yeux pouvaient capturer, un aperçu que je pouvais penser avoir entrevu mais je le savais au plus profond de moi que ce que mes yeux et esprit avait de la peine à rationaliser, mon instinct s’occupait de remplir les blancs pour moi. Maisie était là. C’était une certitude. Et il était absolument hors de question pour moi de partir sans elle, quitte à ce que l’hélicoptère parte sans moi. J’avais déjà survécu à quelques catastrophes, je pouvais le faire à nouveau…. (oui, bon, le raisonnement était stupide mais c’était pour moi préférable à l’idée de perdre un autre enfant dans un environnement hostile).
Maisie !
Un galop de pas derrière moi me fit deviner qu’Owen ne traînait pas loin et me suivait de près, même si le rythme soutenu de ma course me faisait siffler de douleur, je restais déterminée: il était hors de question que je m’arrête alors que je savais. Je savais. C’était comme si j’avais un radar interne braqué sur Maisie et que tout en moi me poussait à retrouver la demoiselle. Quelques broussailles de plus et je la retrouvais. Ce petit brin de femme que j’avais décidé (sans nécessairement concerter Owen, même si je doutais qu’il était contre) de prendre sous mon aile et de protéger coûte que coûte. Petite brunette énergétique, apparemment choquée par je ne sais quoi qui m'échappait. Je n’avais jamais eu d’enfants, mais entre Zach et Gray, puis Maisie, je commençais à développer un instinct maternel qui devait retourner Zara dans la tombe tellement ce n’était pas moi, telle que j’étais auparavant. A retrouver Maisie, je perdais toute notion de calme et je devenais au moins aussi instable que lorsque j’avais remis la main sur les deux frères devant l’IMAX Pterosauria. Au moins elle n’aurait pas à me demander qui était Owen parce que bordel, ça avait été embarrassant de faire mine de rien devant mes neveux.
Ne pleure pas.
Si Owen trouvait en lui le courage de commenter, il n’avait plutôt pas intérêt: oui, les deux femmes de la compagnie avait fondu en larmes et oui nous nous laissions emporter par nos émotions, mais non, il n’avait pas intérêt à jouer les mysogines et raconter que c’est juste une réaction “de femme”. Owen ne le penserait pas, mais il était bien capable de faire la remarque juste pour dire de briser la tension. Je refusais de bouger, et Maisie semblait attachée autour de ma taille, l’une et l’autre absorbant la présence de l’autre d’une façon qui nous rassurait alors qu’Owen, responsable et pragmatique Owen, s’occupait de garder les pieds sur Terre et de me faire comprendre qu’une réunion en plein milieu de nul part n’était pas une si bonne idée. Il nous fallait partir. L’un des gorilles qui nous avait sauvés il y a peu débarqua en pestant, soufflant, et marchant d’un pas si impérieux que je ne pouvais m’empêcher de songer à Wheatley. Profitant qu’Owen embarque Maisie dans ses bras et me forçant à me séparer du duo je rencontrais cet individu patibulaire pour lui faire part de ma façon de penser. Doucement, mais sûrement, je retrouvais mes airs de femmes d’affaires et réconciliait la femme jusque là dépassée par les évènements avec la Park Manager que j’avais été pendant si longtemps. La compagnie de secouristes n’avait pas l’air si organisé que ça et si prendre les rênes d’un groupe qui venait de me sauver la vie était plutôt impoli, je n’étais pas prête à lâcher une once de contrôle à qui que ce soit. J’avais déjà eu du mal à laisser Owen prendre les rênes parfois, mais des inconnus complets? Non, la dernière fois que je me suis vue associée à des hommes armés braillant des ordres et me dirigeant de ça et là des lieux que nous fréquentions, je m’étais retrouvée enfermée dans un bunker avec un volcan en éruption. J’avais retrouvé Owen. Nous étions réunis avec Maisie. Et il était hors de question que je laisse qui que ce soit me donner des ordres si je n’étais pas en mesure de m’assurer de la sécurité du groupe. Owen était les muscles. J’étais définitivement le cerveau et notre sauveur semblait désespérément avoir besoin des deux.

Discutant à vive voix avec le leader du groupe pendant qu’Owen nous précédait avec Maisie, je tâchais de sourire et faire un clin d’oeil à l’enfant lorsque je croisais son regard. Ils nous avaient sauvé la vie, oui. Mais quelque chose me disait qu’ils semblaient aussi dépassé que nous de l’apparition du parc et il fut bientôt apparent que nous avions un léger avantage sur eux. Pas immense, mais léger. Cela allait appeler à de plus amples négociations (il était hors de question que je me laisse embarquer où que ce soit sans que je sache les détails du lieu où ils nous emmenaient. J’étais en mode négociatrice et il était hors de question de lâcher du mou; la sécurité d’Owen et de Maisie en dépendaient (même si mon compagnon pouvait définitivement les battre les yeux fermés.

Une fois à bord de l’appareil, et dès le moment où le pilote nous avait ordonné de ne plus faire de cascades et sauter sans préavis (ce à quoi je haussais les épaules avant de regarder Owen d’un air qui voulait clairement dire “ben quoi?”, je me reposais sur l’appui-tête un instant avant de préférer de loin la solide présence d’Owen et poser ma tête sur son épaule (non sans me rappeler une scène similaire, il n’y a pas si longtemps… au moins je gardais ma main loin de sa chemise, cette fois). Il ne me restait qu’à espérer que ni l’un ni l’autre ne m’avait vue rougir, à l’instant. Inspirant profondément et fermant les yeux un instant, tâchant mon possible pour ignorer la douleur dans ma jambe (j’avais probablement éclaté un ou plusieurs points), je laissais mon coeur reprendre un rythme normal alors que mon bras restait serré autour de Maisie dans une attitude protective et ma tête contre Owen dans une envie d’être réconfortée. Je voulais rassurer et être rassurée, même si mes yeux ne pouvaient lâcher l’extérieur du regard: je voulais comprendre. Comment le parc était de retour, comment nous étions de retour, pourquoi, ce que cela voulait dire et prendre une position ferme vis à vis de nos sauveurs: nous n’étions pas faible et il était hors de question de nous laisser faire.
Ils nous emmènent à un campement sécurisé, apparemment. J’ai demandé à ce qu’on nous présente au leader de leur communauté mais Butch et Cassidy là n’ont pas l’air trop d’accord quant à l’identité de cette personne. Ils nous ont peut-être sauvés, mais je ne suis pas sûre qu’on soit en meilleure situation avec eux. Il faudra qu’on avise. Je refuse de me faire berner à nouveau, ou d’avoir un second Hoskins sur les bras.
Baissant la tête pour déposer un bisous sur la chevelure de Maisie, je lui demandais calmement si ça allait, m’inquiétant pour la petite au moins autant que pour moi même ou Owen. Mais je restais la négociatrice du groupe et j’étais décidée à tout faire pour m’assurer du bien être du duo.
Quelle journée…. Je ne comprends rien, mais…
J’étais contente. D’être là, de les avoir retrouvés tous les deux. Je pouvais certainement m’en sortir seule pendant un temps (Grady m’avait appris quelques trucs pendant notre temps ensemble), mais ne pas avoir à m’inquiéter pour eux restait le plus grand soulagement qui soi. Il ne restait maintenant qu’à dépêtrer notre situation vis à vis de nos… hôtes.



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Message(#) Sujet: Re: O W E N ● nowhere to go

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O W E N ● nowhere to go
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