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 Human nature (pamela)

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Connor
FONDATRICE
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Message(#) Sujet: Human nature (pamela) Sam 30 Juin - 20:37


Human nature
( connor & pamela )

Connor avait fait une rencontre aussi brève qu’étrange, quelques jours plus tôt. Ayant envahi la maison de Hank, incapable de la laisser derrière lui (et puis, de toute manière, quelqu’un devait bien s’occuper de Sumo, le gros saint-bernard, en l’absence de son maître), il avait pris le temps de tout ranger le bordel que l’alcoolique avait laissé derrière lui. Hank manquait énormément à l’androïde, il n’avait jamais eu à gérer un processus de deuil. C’était très humain. Du coup, encore en train de chercher sa voie dans ce nouveau monde, tout en se faisant tout petit, le temps de déterminer si CyberLife, présent ici semblerait-il, il avait tenté de mettre un peu de couleur et de vie dans la demeure, pour tenter d’effacer l’ambiance triste. Oui, Connor s’était acheté de jolies fleurs, qu’il avait posées ici et là, après avoir analysé où est-ce qu’elles seraient le mieux, au soleil ou non, selon leurs espèces. Il n’avait rien perdu de sa minutie toute robotique, il allait devoir faire un peu plus d’effort pour paraître humain,

Enfin bref. Il n’avait pas pu profiter longtemps des couleurs vives et pleines de vie de ses nouvelles acquisitions. En rentrant, il été tombé nez à nez avec une voleuse rousse. Normalement, il aurait été en mesure de l’arrêter, mais en la voyant ainsi, des pots de leur plein les bras, l’incongruité de la situation l’avait laissé … bouche bée. Et puis son attention s’était focusée aussitôt sur le saint-bernard, craignant qu’elle lui ait fait du mal, mais heureusement, il était dans un coin de la cuisine, observant la scène. Il ne semblait pas avoir ressenti une quelconque hostilité de la part de l’inconnue, sinon il se serait montré beaucoup plus menaçant. En tournant son regard vers la voleuse, celle-ci avait disparu, emportant les plantes avec elle. L’androïde était resté figé durant un temps indéterminé, cherchant à comprendre le comportement de la jeune femme. Mais il avait beau analysé ce qui s’était passé dans tous les sens, il n’en restait que plus perplexe.

Connor avait donc laissé couler, laissant cette événement dans un coin de sa mémoire. Il avait plus urgent à penser, comme son avenir proche. La ville était étrange. Un curieux mélange difficile à cerner. Autant les androïdes ne semblaient pas persécutés, autant la menace de CyberLife semblait planer. Eux aussi devaient certainement s’adapter. Bref, il allait devoir laisser venir pour voir comment gérer la situation. Décidant de sortir un peu pour continuer à visiter la ville, il se changea en conséquence, abandonnant ses habits trop voyant, où on pouvait voir son numéro de matricule et l’inscription « Android », pour des vêtements plus sobres et une veste, où il rangea sa fidèle pièce de monnaie. Seul le petit cercle sur sa tempe laissait voir qu’il n’était pas humain. Il n’était pas encore prêt de l’enlever. Et puis, il s’était muni d’un bonnet pour le cacher. Heureusement qu’il ne ressentait pas la chaleur.

Il était donc en train de se promener dans le parc, regardant autour de lui, une pointe de curiosité transparaissant à travers son air naturellement neutre, lorsqu’il vit une chevelure rousse qu’il reconnut aussitôt. Se stoppant net, il fronça les sourcils. Quelles étaient les chances de retomber sur elle dans cette ville immense ? Pas très grandes, mais, les voilà ...
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Pamela Isley
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Message(#) Sujet: Re: Human nature (pamela) Dim 8 Juil - 0:39

La fatigue l’avait prise de court. Elle n’avait eu que le temps de suivre son intuition, un besoin soudain d’aller se réfugier dans un environnement naturel, de s’entourer de vert, avant d’être prise d’un vertige qui avait résulté en ce qui ne devait qu’être une petite pause à l’ombre d’un grand chêne, sa chevelure rousse éparpillée autour d’elle, tranchant avec le vert de l’herbe. Une chance que le parc fut quasi désert ce jour là. Son arrivée à Oblivion ne s’était pas faite sans désagréments : elle avait perdu un certain nombre de capacités, et avec elles sa résistance à divers éléments, comme la pollution et l’absence de soleil après plusieurs jours pluvieux. Il n’y avait qu’un endroit où elle pouvait se réfugier et c’était ici, au plus près de dame nature, entourée d’arbres et de plantes dont la vie pulsait faiblement autour d’elle, imperceptible aux humains lambdas. Quelques minutes s’étaient changées en heures et le soleil avait poursuivi sa course sans que la rousse ne fasse un mouvement, drainée de son énergie. C’était le murmure parcourant les feuilles, parcourant les herbes, qui l’avait alertée à la présence d’un inconnu dans une situation où elle se montrait comme rarement vulnérable. Clignant faiblement des yeux, encore étourdie, il lui faut un moment avant de replacer le visage devant elle et de comprendre pourquoi il lui est familier.

C’est bien sa chance. De toutes les personnes qui devaient la découvrir, il fallait que ce soit celui dont elle avait dérobé les plantes quelques jours plus tôt. Non pas qu’elle ait su qui il était : elle n’avait pas agi contre lui, c’était simplement qu’en voyant cette rangée de plantes au bord de la fenêtre, de fleurs qui méritaient mieux qu’une vie misérable en pot, elle n’avait pas pu s’empêcher d’intervenir. Une prompte escalade et la voilà qui repartait avec ses chéries blotties contre elle ni vue ni connue… jusqu’au moment où l’homme était entré et l’avait prise en flagrant délit. Elle avait profité d’un moment de distraction pour disparaître mais savait qu’il avait vu son visage et qu’elle avait tout intérêt à ne pas recroiser son chemin. Non pas que le butin de son vol eut une grande valeur au regard de ce qu’elle aurait pu voler, mais un larcin est un larcin. Elle fronce les sourcils d’un air mécontent, consciente que dans une situation normale elle pourrait le soumettre sans mal (à supposer qu’il ne dispose pas de super-pouvoirs également) mais qu’en l’état elle peut difficilement faire plus que le toiser de son regard le plus défiant. Des herbes viennent doucement s’enrouler autour de ses chevilles et poignets, comme pour lui apporter soutien, et elle se sent respirer un peu plus facilement. Tournant à nouveau le regard vers l’inconnu, elle est frappée par l’incongruité de son bonnet par des températures pourtant loin d’être froides, mais ne relève pas.

Elle reste un moment silencieuse, ne sachant quelle est la meilleure approche à jouer ; victime, séductrice, criminelle ? Décidant que le comportement pour le moment passif de l’autre est un bon signe, elle opte pour une approche neutre et se redresse légèrement, l’air presque innocent avec ses brindilles dans les cheveux et la fatigue lisible dans sa posture comme sur ses traits. Peut-être qu’il ne se souvient pas d’elle, ou qu’il n’a pas eu le temps de vraiment voir son visage après tout. Autant jouer le tout pour le tout et ignorer le sujet entièrement, si elle fait mine de rien il pensera peut-être que ce n’était pas elle.

« Désolée je… Je crois que j’ai été saisie d’un vertige et... » Elle essaie de se remettre sur pieds tout en parlant, mais réalise vite à la faiblesse de ses jambes que c’est un mauvais plan, et finit par se laisser retomber après avoir vacillé quelques secondes, frustrée par son impuissance. « Ça va passer. Continuez votre chemin, ne vous en faites pas pour moi. »

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Connor
FONDATRICE
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Message(#) Sujet: Re: Human nature (pamela) Dim 22 Juil - 0:15

Connor avait fini par abandonner sa tentative de comprendre pourquoi quelqu’un s’introduirait illégalement chez autrui pour voler des plantes. Normalement, les humains étaient beaucoup plus intéressés par l’argent ou des objets de valeur pouvant se revendre facilement. À moins que ce soit sentimental. Mais si c’était le cas, il serait difficile à l’androïde de le comprendre. Ne sachant pas quelle approche adopter dans cette situation, il resta immobile, observant la jeune femme. Peut-être viendrait-elle avouer elle-même son cambriolage ? Ou bien elle allait faire le contraire ? Ou réagir violemment ? Partir ? Normalement, ceux qui commettaient un délit n’avaient pas tendance à sympathiser avec leur « victime ». Cependant, elle semblait … mal en point. Elle lui confirma alors son état, ou plutôt cherchant à le minimiser, ne désirant pas le voir dans les parages. Ça, il pouvait comprendre. Cependant, au lieu de l’accuser, ou de partir comme elle semblait le souhaiter, il s’approcha doucement. « Vous ne semblez pas souffrir que d’un simple vertige », fit-il, d’un ton plutôt doux, tout comme son expression. Il avait été programmé pour agir en flic, qui devait agir avant tout pour la mission. Mais ça c’était avant. Voilà toute la différence d’être déviant. Il pouvait choisir. « Je ne vous veux aucun mal », ajouta-t-il, bien que de simples paroles ne pouvaient pas garantir la sincérité de quelqu’un. Du moins les humains étaient portés à mentir.

À ses côtés, il posa un genou au sol pour être à sa hauteur, notant les plantes autour d’elle, qui semblaient animées. Il fronça les sourcils, n’ayant jamais vu un tel phénomène. Son regard tranquille la parcourut, cherchant l’origine de son mal. Aucune blessure apparente. Mais son coeur pulsait très lentement, faiblement. Elle semblait épuisée, mais l’androïde ne pouvait savoir la cause. Peut-être serait-elle plus à même de le lui dire. « Votre rythme cardiaque est très faible. Je peux vous aider. » Ce n’était même pas une question, il voulait vraiment lui venir en aide. Il pouvait très bien appeler les secours, le cas échéant, si sa vie était réellement en danger. Il avait aussi été conçu pour gérer des situations extrêmes. Même si ces derniers jours n’étaient qu’un amas de situations anormales qui le laissent perplexe et confus. « Je m’appelle Connor », finit-il par dire, pour se présenter et essayer de gagner sa confiance.
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Pamela Isley
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Message(#) Sujet: Re: Human nature (pamela) Mar 31 Juil - 17:32

Les paroles du dénommé Connor se veulent rassurantes, mais plus il parle, et plus les sourcils de la rouquine se froncent de méfiance. En admettant qu’il ne l’aie pas reconnue, et cela lui semble déjà improbable (on passait difficilement incognito avec une chevelure aussi flamboyante que la sienne), il paraît trop soucieux d’une parfaite inconnue pour être sincère. De son expérience, à Gotham, les gens qui se seraient arrêtés devant une femme inconsciente au milieu d’un parc se résumaient en deux catégories : les profiteurs et les policiers. Et il était déjà établi que c’était elle, la voleuse. Quant à un policier… elle en avait déjà un sur le dos, et ne tenait pas vraiment à en ajouter un autre. Les gens lambdas, eux, détournaient le visage et regardaient ailleurs. C’était plus facile ainsi, face à une occurrence devenue banale dans une ville aussi corrompue, que de donner de sa personne à chaque fois, plus facile que de s’impliquer. Et Ivy, dans toute la misanthropie qui la caractérisait, ne pouvait même pas les blâmer. Pourtant, elle n’en avait pas fait autant, ce jour où elle avait croisé le chemin d’une petite blonde nommée Harley au milieu des décombres. En dépit d’elle-même, il y avait toujours au fond d’elle cette part d’humanité détestable, cette vulnérabilité dont elle se serait bien passée.

Mais plus que tout, elle avait appris à ne pas faire confiance aux hommes. Elle était loin, la petite étudiante timide et réservée qui s’était retrouvée attachée à une table d’opération. Loin, les pipettes et les seringues, les tests dont elle avait été cobaye. Loin aussi, les mains baladeuses et les regards lubriques contre lesquelles elle n’avait rien pu faire. En revanche, sa colère était toujours présente, comme un arrière-goût dans la bouche dont elle ne pouvait se défaire, et ainsi, sa méfiance des hommes. Certes, elle n’était plus la Pamela Isley fragile et impuissante, mais l’inconnu venait de la découvrir dans un état de faiblesse qui n’était pas sans la renvoyer quelques années plus tôt. Farouchement, un éclat de fureur dans les yeux, la rouquine se recule tant bien que mal. Il ne lui veut aucun mal ? Il veut l’aider ? Oui… Le professeur Woodrue avait tenu des propos similaires avant d’abuser de sa confiance. Dans un sens, elle lui devait la personne qu’elle était devenue aujourd’hui, et détestait l’idée qu’une bonne chose aie pu naître de cette rencontre et ce qu’il lui avait fait subir. Mais elle ne reproduira pas la même erreur deux fois.

« Je n’ai pas besoin d’aide. »

La réponse est sèche malgré la voix douce de l’autre homme, et c’est probablement un comble considérant qu’il a été sa victime, et pas l’inverse, mais c’est le cadet de ses soucis sur l’instant. Il lui faut quelques secondes pour revenir sur un élément en apparence anodin : son rythme cardiaque. Comment peut-il savoir qu’il est faible sans l’avoir touchée ? Un méta-humain ? Une mauvaise nouvelle si c’est le cas et qu’il s’avère qu’il ne l’a pas oubliée : elle n’est pas exactement en état de se battre. Son mensonge est évident, et son corps la trahit sans scrupules lorsqu’un vertige la parcourt.

« Je vais bien. » Elle essaie autant de convaincre l’autre qu’elle-même. Elle ne tient pas à paraître comme une proie facile. « Juste besoin… de repos. » Elle plante ses doigts dans la terre du parc, sentant l’herbe pulser sous sa paume, et lui donner un regain d’énergie, artificiel mais suffisant pour que des lierres viennent s’enrouler autour de son bras et jusque dans sa nuque. Une façon de signifier qu’elle n’est pas tout à fait aussi dépourvue de défenses qu’on pourrait le penser. Du regard, elle défie l’autre muettement, prête à fuir ou se défendre si la situation l’exige.

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