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 Green is the new black ▬ ft. Dick

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Pamela Isley
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Message(#) Sujet: Green is the new black ▬ ft. Dick Dim 17 Juin - 7:26

D’un claquement sec, elle retire de ses longs doigts fins les gants recouverts de terre, les jette négligemment dans l’évier. De son propre chef, Ivy préfère travailler mains nues, sentir la vie sous ses doigts, répondre à son contact. Malheureusement, ce n’est pas vraiment approuvé par ses employeurs (« Question d'hygiène, miss Isley »), et pas vraiment une bonne idée pour se faire discrète non plus : voir une plante s’enrouler tout naturellement autour de son poignet pourrait susciter certaines questions que pour le moment elle préfère tenir éloignées. Ce qui ne l’empêche pas de détester chaque seconde où sa peau est enfermée sous le plastique étouffant, privée du contact de la nature. Elle exhale doucement, et passe le dos de sa main sur son front avant de remonter ses lunettes sur son nez du bout du doigt. Jusqu’ici, Pamela Lillian Isley est une employée modèle du jardin botanique de Central Park. Ses collègues s’accordent à dire qu’elle fait des miracles, et si elle fait des expérimentations, c’est toujours sous le nez de ses supérieurs. Son cerveau bouillonne, mais ses actions se veulent encore sages : il s’agit pour le moment de s’acclimater à ce nouveau décor, de s’adapter à ce changement et ce qu’il signifie pour elle, pour ses ambitions. Mais de Gotham à Oblivion il n’y a qu’un pas : le ménage s’impose ici aussi. Trop d’industrialisation, trop peu de végétation. Une simple question de temps.

Alors qu’Ivy aime se faire remarquer, Pamela, elle, est contente de faire profil bas, et s’efforce de passer inaperçue : une masse de cheveux roux en bataille relevés dans un chignon hasardeux, lunettes sur le nez, blouse blanche qui dissimule habilement ses courbes, elle a tout de la femme attirante mais un peu négligée qui fait passer son travailler avant ses conquêtes. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Bloc notes contenant le fruit de ses dernières observations en main, elle quitte son isolement pour traverser la partie de la serre ouverte au public. Préférant éviter la foule, elle vient aussi tôt que possible et s’éclipse avant la fermeture du jardin, ressentant comme toujours une pointe de fureur à peine dissimulée en voyant tous ces gens empiéter son sanctuaire. Avant de pouvoir s’en empêcher, elle s’interpose entre une jeune femme et un plan de fuchsias en voyant celle-ci amorcer un geste vers les cloches délicates.

« Merci de ne pas toucher, ce sont des fleurs fragiles. »

Son ton est poli, mais glacial, et son sourire fait froid dans les dos. La jeune femme se recule aussitôt, et satisfaite, Pamela continue son chemin, droite et fière. Jusqu’à ce qu’un murmure parmi ses bien aimées attire son attention. Une intuition, quelque chose d’à peine exprimable. Plissant légèrement les yeux, elle jette un bref regard autour d’elle quand son regard s’arrête sur un jeune homme non loin. Brun, yeux bleus, attirant pour peu qu’on penche de ce côté là. Et ce n’est pas la première fois qu’elle le surprend dans son périmètre. Ce n’est pas non plus la première fois qu’on la stalke ou qu’on l’épie, la prenant souvent pour une proie facile autant que plaisante, et jusque là elle a fait de son mieux pour ne pas s’en formaliser, mais cela commence gentiment à l’irriter. Peut-être qu’une discussion s’impose.

Elle pivote sur ses talons, un sourire faux à nouveau plastifié sur ses traits, et marche droit vers le jeune homme sans sourciller, ne s’arrêtant qu’à quelques centimètres de lui, le regard pénétrant.

« Amateur de botanique ? Je vous aperçois souvent par ici. Pas que par ici, d’ailleurs. »

Son ton est à la fois sucré et acide, laissant bien comprendre qu’elle a repéré son petit jeu. Ses yeux verts se posent sur les fleurs à côté desquelles il se tient avec un intérêt probablement feint.

« Intéressant choix. Le laurier rose est une plante belle et délicate, mais extrêmement commune, qu’on trouve fréquemment dans les jardins. L’une des plus mortelles, également. Certaines beautés sont toxiques. »

Peut-être ne parle-t-elle pas tout à fait de l’arbuste, ou pas exclusivement. Laissant planer le doute et refusant de se compromettre aussi facilement, elle ajoute, toute trace de menace soudain envolée, la main tendue :

« Pamela Isley, docteur en biochimie et botanique, je travaille ici. Mais j’imagine que vous le saviez déjà. »

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Dick Grayson
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Message(#) Sujet: Re: Green is the new black ▬ ft. Dick Mer 20 Juin - 13:05

Depuis mon arrivée à Oblivion, les jours s’enchaînent et ne se ressemblent pas, chacun apportant son lot de surprises. Si mes débuts dans cette ville avaient été plutôt calmes - en tout cas assez pour que je me prenne à espérer un train de vie plus posé - les événements m'ont vite rattrapés et me voilà à nouveau au milieu d'un imbroglio que – si je dois être parfaitement honnête - j'aime autant, sinon plus, que je ne déteste.

Gotham, Blüdhaven, mon ancienne vie m'ont visiblement suivies jusqu'à Oblivion. Et ni les choix que j'y fais, ni les gens que j'y rencontre ne semblent pouvoir m'offrir une échappatoire. A bien y réfléchir, reprendre une carrière identique à celle que j'avais occupée par le passé n'est pas forcément le meilleur choix, encore que je ne le regrette pas. Puis j'ai croisé par hasard plusieurs personnes importantes dans mon ancienne vie - que ce soit directement comme Bruce, ou issues d'un univers parallèle comme Tim – on pourrait donc penser que je suis relativement habitué à ce genre de situations. Pourtant ma surprise n'avait pas été feinte lorsque mon chemin croisa celui de Poison Ivy.

C'était au cours d'une enquête. La destruction d'une usine de raffinement dans la périphérie d'Oblivion. Un visage connu dans le groupe de badauds présents. Je l'avais instantanément remarquée, avec son air dur et sa crinière rousse reconnaissable entre mille. En la voyant sur les lieux, mon sang n'avait fait qu'un tour, et ma réflexion aussi. Une usine de pétrole détruite, une écoterroriste, quelles étaient les chances ? Faibles, mais suffisantes, je m'étais trompé, cette fois elle n'était que témoin. A priori en tout cas. Par chance, elle ne m'avait pas reconnu – l'avantage des masques. En l'apercevant, j'avais pourtant ressenti une sorte de malaise. Le fait de me retrouver face à une ancienne adversaire n'est pas un problème en soit, mais par le passé, Ivy s'était révélée d'une aide surprenante, et la Gotham de mon monde lui doit beaucoup. Je m'étais juré ce jour-là de lui laisser une chance de revenir vers le bien, si nos routes étaient amenées à se croiser à nouveau. Je m'en voulais donc de l'avoir suspectée d'emblée une fois encore.

A la fois intrigué et désireux de payer une dette que j'estimais avoir, je m'étais donc penché sur son cas, sans trop savoir si je devais lui éviter des problèmes – encore qu'elle était parfaitement capable de se débrouiller seule – ou au contraire la faire enfermer. S'il s'agissait bien de la Poison Ivy que je connaissais, une chance de rédemption était encore possible, mais dans le cas contraire ? Est ce que d'autres Ivy dans d'autres univers avaient également contribué à sauver Gotham . ? Et même si ce n'était pas le cas, en seraient-elles capables ? Après tout la personnalité ne devait pas drastiquement changer d'un univers à l'autre.. Si ?

Ne sachant trop que faire, et incertain de vouloir entrer dans une histoire aussi complexe que des univers parallèles, j'ai pris l'habitude de suivre la jeune femme de temps à autre, sans vraiment m'en rendre compte. Mais visiblement ce « hobby » ne lui avait échappé à elle, vu la confrontation qui m'attendait ce matin.

Pamela Isley de son vrai nom était une botaniste reconnue à Gotham, célèbre – entre autres – pour son amour des plantes avec lesquelles elle partageait un lien… privilégié. Rien d'illogique donc à ce qu'elle ait trouvé un travail au jardin botanique d'Oblivion , ou à la voir circuler au milieu des serres et de la verdure – son milieu naturel. Je n'avais pas non plus été surpris de la voir reprocher à une jeune fille sa tentative de cueillette de petites fleurs roses, et ce malgré l'écriteau indiquant clairement l'interdiction de toucher ces plantes fragiles. J'avais observé distraitement la scène, mon gobelet de café en main, et la regarde à présent partir pour finalement faire volte-face et se diriger vers moi d'un pas rapide.

Mes sens se mettent instantanément en alerte, je me redresse, prêt à toute éventualité avant de me raviser. Un affrontement n'est pas envisageable. Je ne suis pas Nightwing. Je ne le suis plus. Je suis Dick Grayson, officier de police d'Oblivion, et il n'y a rien d'exceptionnel à ce que je vienne me balader au jardin botanique un jour de congé. Méfiant, je prête attention au moindre détail, et aurais juré avoir vu les fleurs près de moi bouger alors qu'Ivy s'arrête à quelques centimètres de mon visage, un sourire factice aux lèvres,  


La menace est à peine voilée. Elle a vu clair dans mon jeu, la suivre va s'avérer bien plus compliqué maintenant. Gardant toujours un œil sur le buisson près de nous, je ne comprends pas immédiatement que c'est également l'objet de l'attention de la botaniste. Quelle idée de s'être posté près d'une plante toxique, brillant Dick, vraiment. Après quelques menaces supplémentaires, elle tend finalement la main vers moi et se présente. Dans le genre volubile...

La particularité des acrobates - et l'un de leurs principaux talents - est la capacité à se réceptionner, trouver un équilibre dans des situations extrêmes pour mieux rebondir. Par chance, je suis justement acrobate. Ou j'ai été. Et l'improvisation, ça me connaît. C'est donc tout naturellement que je saisis le trapèze - ou sa main – et que je continue le show sous les cris émerveillés de spectateurs imaginaires.

« Dick Grayson, police d'Oblivion, enchanté. Oui, j'ai parfaitement conscience que vous travaillez ici. C'est justement la raison de ma présence. Et pas seulement ici »


Je n'ai jamais tellement aimé mentir. C'est la première étape du franchissement de la ligne entre bien et mal. Mais je ne peux pas vraiment lui avouer que je suis un ancien justicier – un ennemi donc – et potentiellement issu d'un autre monde, pas vrai ? Je m'enfonce dans mon histoire, je longe la ligne entre le vrai et le faux, en parfait funambule.

«  Je vous expliquerais volontiers, mais il serait plus sage de se mettre à l'écart avant, je ne voudrais pas que des oreilles indiscrètes ne s'interposent... »

Gagner du temps, se donner l'occasion de relier les éléments entre eux, coudre ensemble le mensonge et la vérité pour ne plus pouvoir les dissocier. Mais le faire de façon crédible, à en juger par les yeux intrigués d'un groupe de visiteurs qui a observé notre échange avec intérêt.

«  Connaissez-vous un endroit discret où nous pourrions en discuter ? »

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Pamela Isley
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Message(#) Sujet: Re: Green is the new black ▬ ft. Dick Jeu 5 Juil - 11:23

La police ? Ivy plisse finement les lèvres. Il ne représente pas une menace pour elle, elle en est certaine, mais la rouquine aurait préféré éviter de se mettre des justiciers à dos pour le moment, qu’ils soient du genre supers ou non. Elle n’a pas récupéré tous ses pouvoirs, et navigue encore relativement en territoire inconnu. Ses crimes n’ont pas dépassé le stade d’expériences pas tout à fait approuvées par le personnel du jardin, et un vol de bijouterie qu’elle a commis avec Harley pas plus tard que la semaine dernière. A girl’s gotta eat. Quoiqu’il en soit, ce genre d’attention n’est pas exactement ce qu’elle recherche en ce moment, pas avant d’avoir retrouvé tous ses pouvoirs et réveillé les plus anciennes racines d’Oblivion.

Elle hausse un fin sourcil, l’air poliment intrigué, mais sans l’once de culpabilité ou de nervosité de quelqu’un qui a quelque chose à se reprocher. Même pour un policier, c’est un comportement suspicieux au mieux, et s’il ne l’a pas directement approchée dans une capacité professionnelle, c’est probablement qu’il n’a rien d’incriminant contre elle, ou pas pour le moment. Et voilà qu’il veut l’isoler, lui parler loin des oreilles indiscrètes ? A-t-il seulement conscience que si elle était moins que la femme qu’elle est, Pamela aurait toutes les raisons de voir en lui un stalker creepy aux intentions peu louables ? Mais les choses étant ce qu’elles sont… un coin à part, c’est dans son intérêt également. Si la situation prend une tournure qui lui déplaît, elle pourra toujours s’en débarrasser à l’abri des regards, et se servir de ce qu’il restera de lui comme fertilisant. Il lui laisse en plus le choix du lieu, un avantage dont elle compte bien tirer parti : pas question de s’éloigner de ses toxiques alliées.

Elle sourit, tentée un instant de le tortiller et de voir ce qu’elle peut tirer de lui en refusant, en le forçant à expliquer son comportement douteux publiquement. En excluant la possibilité qu’il cherche simplement à lui faire des avances indésirées, difficile de dire si cette offre d’intimité est à son bénéfice ou au sien. Que peut-il avoir à dire qui demande une telle discrétion ? Jugeant qu’il n’y a qu’une seule façon d’en avoir le cœur net, elle relègue son envie de scandale au second plan et tapote pensivement son bloc-notes.

« Hm. Un policier impoli, voyez-vous ça... »

Son regard vert s’illumine d’une lueur aussi subite qu’indescriptible, probablement semblable à la façon dont un chat guette la souris qui n’a pas encore conscience d’être tombée en mauvaise posture avec un prédateur à proximité.

« J’attends une bonne explication, Mr Grayson, mon temps est précieux. »

Sans un mot de plus, l’invitant implicitement à la rejoindre, elle tourne les talons afin de rejoindre la serre fermée au public où elle cultive de nouvelles espèces en vue d’une future exposition dans la partie publique du jardin. Rien qui puisse attiser de quelconques soupçons, sinon par le talent dont elle fait preuve en révélant des beautés souvent complexes à faire éclore, ou peu adaptées au climat de la ville, mais le lieu est loin d’être aussi innocent qu’il y paraît. On y trouve les ingrédients de bon nombres de ses nouveaux essais en terme de potions comme de toxine, allant de thérapeutique à létal. Les fleurs frémissent au contact d’une brise inexistante lorsqu’elle ouvre la porte, comme pour lui souhaiter la bienvenue, et leur parfum intense mais délicat s’offre aussitôt à leurs narines. Il est temps d’avoir des réponses. Elle ne l’attaquera pas si elle peut l’éviter, mais n’hésitera pas non plus si son bien être est en danger, d’une façon ou d’une autre.

Elle fait quelques pas dans l’allée principale avant de se tourner vers le jeune homme, les bras croisés, sourcil arqué.

« Pas d’autre témoin gênant ici que mes bien aimées. Je vous écoute. »

A nous deux, Dick Grayson.

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Dick Grayson
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Message(#) Sujet: Re: Green is the new black ▬ ft. Dick Mer 18 Juil - 14:40

Le moins que l'on puisse dire c'est que ma réponse ne l'enchante pas. Je ne m’attendais pas vraiment à des cris de joie – c'est rarement le cas lorsque le gars qui vous suit vous annonce être policier – mais l'agacement d'Ivy est perceptible. Préparerait-elle quelque chose, finalement ? A moins que ce soit tout simplement le fait de découvrir qu'elle a été suivie, je n'apprécierais probablement pas non plus. Je me demande ce qu'aurait conclus un enquêteur lambda, qui n'aurait jamais entendu de Poison Ivy et de ses crimes – et quelques bienfaits – à Gotham.

Quoi qu'il en soit – et heureusement pour moi – elle finit par me laisser le bénéfice du doute, après un temps de réflexion et un regard de prédateur qui m'a fait froid dans le dos. Non pas que je n'aurais pas pu justifier de mon statut de policier, j'ai toujours sur moi ma carte professionnelle, mais ma présence elle est plus compliquée à expliquer, surtout un jour où je ne suis pas supposé travailler. Elle m'invite à sa façon à la suivre dans une partie de la serre réservée aux employés. En franchissant la porte, je suis cueilli par l'odeur brute de la terre et la moiteur de la pièce. Un malaise s'empare brièvement de moi en croyant voir les plantes frémir autour de nous. Ne suis-je pas en train de me lancer dans quelque chose de trop ambitieux ? J'avais déjà affronté Ivy en tant que Nightwing, mais justement j'ai raccroché le costume. Et elle est clairement en position de force, dans son élément, entourée d'autant d'armes potentielles qu'elle pouvait espérer. Si l'expression « se jeter dans la gueule du loup » avait eu un jour besoin d'une illustration, je suis littéralement en train d'en fournir une sur un plateau d'argent. Sans compter que, avec le recul, ça me fait d'autant plus passer pour un éventuel agresseur.

Le malaise s'intensifie lorsqu'après quelques pas, elle se retourne pour me faire face, l'air dubitatif et une étrange lueur dans les yeux. Je déglutis discrètement, avant de me reprendre.


« Ce sera parfait ». Aie l'air à l'aise, Dick. Elle n'a aucun moyen de savoir qui tu es, ou pourquoi tu la suis réellement. Tu n'as rien à craindre, et même si elle t'attaque, il n'y a pas de témoin, tu peux te permettre de répliquer.

Pour gagner du temps – et me donner contenance – je sors mon carnet, celui sur lequel je note tout ce qui concerne les enquêtes et me lance dans mon explication.

« Nous avons de bonnes raisons de penser que Central Park pourrait être la cible d'une attaque dans les jours à venir . »

Je laisse une pause, le temps de la laisser assimiler l'information et de préparer la suite de mon histoire.

« Votre directeur, Mr Blackwell nous a signalé avoir aperçu à plusieurs reprises quelqu'un rôder dans les parages. Il aurait également reçu plusieurs lettres de menace. Il n'a pas souhaité mettre la panique en vous en informant, vous ou les visiteurs, mais par sécurité des policiers en civils sont régulièrement sur place… Ou au près des employés, récents surtout. »

Bon évidemment, passons le fait que s'il y a bien un rôdeur dans le coin, c'est moi, mais ça…

« Les lettres sont en cours d'examen au poste, mais il semblerait que votre… Talent attise certaines convoitises parmi vos pairs ; Ou plutôt ceux de Mr Blackwell ».

Je ne sais que trop bien qui tu es et ce dont tu es réellement capable, Ivy., du bon comme du mauvais.

« Avez-vous remarqué quoi que ce soit d'inhabituel, ici comme ailleurs, récemment ?… A part ma présence, bien entendu » ajoutai-je, presque gêné.


Je me redresse et la regarde, plus à l'aise. Dans mon rôle de policier, je prends confiance. Je ne doute plus : j'oeuvre pour le bien, avec ou sans costume, avec ou sans uniforme. Et bien que mes méthodes puissent être discutables – encore que parmi les anciens Robin, je sois l'un sinon le plus sage - je n'ai rien fait d'illégal jusqu'à présent. Et si je peux réellement lui éviter des ennuis – ou l'empêcher d'en causer – je suis prêt à prendre ce risque. Car au fond c'est aussi ça le quotidien d'un (ancien) héros. Quelque chose que j'espère Ivy comprendra un jour, quand elle aura décidé de mettre ses pouvoirs au service du bien.Ou plutôt, si elle le décide.

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Pamela Isley
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Message(#) Sujet: Re: Green is the new black ▬ ft. Dick Mar 31 Juil - 10:52

La journée va de surprise en surprise pour la rousse. Une attaque ? Des menaces de mort ? Et à l’endroit où elle travaille depuis peu. Curieuse coïncidence. Elle refuse de croire que ce sont quelques fleurs exotiques et plantes vénéneuses qui suscitent une telle convoitise. Plus probable : quelqu’un a découvert son identité et cherche à s’en prendre à elle, mais qui ? Elle a été des plus discrètes depuis son arrivée, et excepté son traqueur ici présent, elle n’a détecté aucune activité suspicieuse. A vrai dire, rien dans cette histoire ne semble lui tenir debout. Avoir des policiers en tenue de civil est peut-être une bonne idée pour rester discret, mais Ivy n’est pas convaincue que ce soit très dissuasif pour un potentiel ennemi, et ne devrait-il pas s’agir là de leur priorité ? Et surveiller les employés les plus récents fait sens s’il s’agit de potentiels suspects, mais dans ce cas, à quoi bon privilégier une approche discrète si c’est pour la confronter de manière aussi directe après ? Ne serait-ce pas la meilleure façon de leur mettre la puce à l’oreille ? Quant au silence du directeur… n’est-ce pas, au contraire, sa responsabilité d’informer le public ? Dans l’éventualité d’une attaque, ne serait-il pas plus sûr de fermer l’entrée du jardin ? Pourquoi viser le directeur si ce sont ses talents à elle qui font des envieux ?

Pamela esquisse une moue songeuse sous l’avalanche de questions qui l’assaille. Certes, son travail est de veiller sur les plantes, pas sur les humains, alors ce que fait la police, elle ne s’en soucie pas vraiment. Mais toute cette histoire lui semble au mieux bancale, et elle est prête à jurer que l’homme ne lui dit pas que la vérité.

Décidant de faire quelque chose d’utile à défaut de pouvoir vaquer à ses propres occupations, la botaniste profite d’avoir les mains libres pour s’occuper de ses protégées, s’armant de piquet pour maintenir les branches les plus lourdes sans freiner leur croissance.

« Si je comprends bien, vous êtes en train de me dire que quelqu’un menace M. Blackwell parce qu’une de ses employées… est trop compétente ? J’ignorais que mes tacca chantrieri suscitaient un tel intérêt. Y aurait-il un marché noir de plantes exotiques à Oblivion dont on ne m’aurait pas parlé ?  »

Si le sarcasme coule de ses mots, son visage lui est impassible. Armée d’une pince, elle coupe sans hésitation une branche morte qui craque sèchement dans le silence de la réserve.

« Ce n’est pas à moi de vous apprendre votre métier, M. Grayson, mais si ce que vous dites est vrai, je ne suis pas convaincue que ce soit auprès de moi que vous vous rendrez le plus utile, j’ai bien peur de ne rien avoir à vous apprendre. A moins que je ne sois suspecte, mais saboter mon propre travail serait quelque peu contre-productif et je n’aime pas perdre mon temps. »

Les doigts enfoncés dans la terre pour mieux la tasser autour d’un plan, elle relève les yeux et lance un regard acéré au policier.

« Suis-je suspecte ? » Sans attendre de réponse, elle reprend son travail, imperturbable. « Cela expliquerait certainement l’attention toute spécifique à laquelle j’ai eu droit, mais comme je disais, contre-productif. Tout comme votre présence ici. »

Son ton est froid, ne laissant aucune place à l’argumentation. Il est temps de se débarrasser de ce gêneur.

« Si vous prenez ces menaces au sérieux, peut-être devriez-vous concentrer votre attention sur le principal concerné, M. Blackwell ? »

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Message(#) Sujet: Re: Green is the new black ▬ ft. Dick Mer 24 Oct - 15:52

Je savais qu'Ivy n'accordait guère d'importance aux humains, aux hommes encore moins, mais la froideur de son ton m'avait littéralement douché. Pas assez pour me faire perdre contenance, mais suffisamment pour me déstabiliser provisoirement.

« Disons plutôt que vos compétences ont attiré l'attention de personnes qui aimeraient vous avoir à leur service, et que Monsieur Blackwell est un obstacle sur leur route. »

« Après tout, qui de mieux placé qu'une botaniste de votre envergure pour développer une nouvelle drogue ?» hésitais-je à rajouter avant de me raviser, peu convaincu qu'un ton aussi accusateur serait judicieux pour l'heure. A raison, à en juger par le geste précis et implacable avec lequel elle coupe la branche morte en réponse à ma remarque.

«Vous n'êtes pour le moment pas suspecte, mais si on cherche à vous contacter pour des raisons disons… Moins légales, vos potentiels interlocuteurs, eux m'intéressent.»

Je ne relève pas la pique qu'elle me lance, conscient que si j'en venais à perdre mon sang-froid, ma chance d'éviter la confrontation serait anéantie elle aussi. Je dois rester diplomate et ne pas me laisser emporter – ce qui est un défi en soit. Je n'ai jamais su faire preuve de retenue, quels qu'aient été les efforts de Bruce sur le sujet.

« Quant à Monsieur Blackwell, un agent en civil est détaché à sa protection le temps que les choses s'apaisent, rassurez-vous »


Je dois me forcer pour ne pas trahir l'ironie dans ma voix. Comme si Poison Ivy se faisait du souci pour son employeur. S'il devait lui arriver quelque chose, ce serait pour elle au pire un contre-temps, au mieux une opportunité. Pour autant, je ne pense pas qu'elle lui veuille du mal pour l'heure, j'ai comme l'impression que sa priorité est à la discrétion, ce qui serait plutôt en ma faveur – au moins un élément dans cette histoire qui ne joue pas contre moi. Je ne baisse pas ma garde pour autant. Je n'oublie pas qui elle est, ni ce dont elle est capable, même si mon regard sur elle a changé récemment. J'ai parfaitement conscience qu'à la moindre incohérence elle n'hésitera pas à attaquer la première, et je sens déjà sa patience fondre. Il serait probablement plus sage de me retirer, mais difficile de justifier d'un tel revirement de situation. A moins que.. ?

« Je ne cherche aucunement à perturber votre travail, je suis seulement là pour vérifier que ni vous, ni cet endroit ne soyez approchés par des éléments perturbateurs. Je pourrais me concentrer sur ce lieu, si vous acceptiez de me prévenir le cas échéant ? »

La question est posée naïvement, mais je ne suis pas dupe, devrait-elle entrer en contact avec des dealers ou trafiquants, elle se garderait bien d'en parler à la police, et à moi encore moins vu ce qui est en train de se produire. Cette manœuvre a toutefois l'avantage de me préparer une porte de sortie, une raison pour m'éclipser, ou a minima une façon de montrer que je ne porterai pas le premier coup. Si combat il doit y avoir, je ne ferai que me défendre. Enfin à condition que je le puisse, je reste en position de faiblesse dans cet environnement végétal. Et combattre serait trahir mon passé de justicier, voire mon identité secrète, ce que j'aimerais éviter. J'ai laissé cette vie derrière moi – pour le moment en tout cas – ce n'est pas le moment de laisser les fantômes du passé m'empêcher d'avancer. Malheureusement, l'issue de cette rencontre n'est pas – ou pas complètement – de mon ressort, et mon petit manège a l'air d'avoir passablement sinon agacé au moins alerté la rouquine. Espérons seulement que son envie de se faire discrète l'emporte sur sa méfiance à mon égard.

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