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 No place is home but times, they are changin' (ortega)

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Message(#) Sujet: No place is home but times, they are changin' (ortega) Mer 4 Avr - 9:11


No place is home ... (ortega & kovacs)
I DON'T BELIEVE IN SATAN
BUT HE BELIEVES IN ME

Regardant les lumières défiler à toute vitesse au dessus de lui, il chercha à comprendre ce qui se disait autour de lui, véritable brouhaha de sons et de voix. Les mots « blessures », « arme blanche » et « empoisonnement » ressortaient souvent. Ceci expliquait pourquoi il avait l’impression d’avoir été percuté par une voiture. Ses souvenirs étaient flous. Il se rappelait Ortega. La cage. Ils s’étaient battu, pour rester en vie. Il ne pensait pas avoir réussi de ce côté là. Il sentait la faucheuse brûler ses veines. En était-il autrement de sa partenaire de fortune ? À cette pensée, l’homme chercha à se redresser et on le repoussa contre la civière avec des mots indistincts. Kovacs ne se souvenait plus de ce qui s’était passé après que la mystérieuse silhouette ait intervenu. Il avait perdu connaissance à ce moment là, pour se retrouver en pleine rue, sous la pluie. Les secours n’avaient pas tardé à arriver. Après tout, un type à moitié mort devait attirer l’attention. Il n’avait pas eu le temps d’analyser la situation, mais il n’avait pas reconnu l’endroit. Ni pourquoi on l’avait balancé là. Probablement qu’il avait été laissé pour mort.

Ce qui risquait fortement d’arriver. La faucheuse était mortelle, du moins avec la quantité qu’il avait reçue. Ses chances de survie étaient minces, et il regrettait fortement que le corps de Ryker ait à en subir les conséquences, sachant à quel point Ortega y tenait. On allait certainement le ré-envelopper. Dans les vapes, Kovacs eut un sourire acerbe. Lui ? Regretter quelque chose ? Il ne pensait pas un jour tenir à nouveau assez à quelqu’un pour qu’il en ait quelque chose à foutre. Son sourire se transforma en rire, mais on lui plaqua quelque chose sur le visage, et l’instant d’après, il se sentit encore plus groggy. Il sombra à nouveau dans l’inconscience.

Qu’elle ne fut sa surprise lorsqu’il se réveilla et qu’il se sentait toujours comme s’il avait été dans un malaxeur. Même si le ré-enveloppement était pénible, il avait été entraîné pour s’adapter rapidement. Sauf qu’il se retrouvaient vraisemblablement dans le même corps. Un des médecins remarqua qu’il était réveillé et vint lui expliquer ce qui s’était passé. Kovacs l’écouta d’une oreille discrète, beaucoup plus focalisé sur le fait qu’il aimerait bien se remettre sur ses pieds et foutre le camp d’ici. Non, il n’était pas un patient exemplaire. Lorsque le médecin lui expliqua qu’ils avaient pu contrer le poison dans ses veines, il eut un air dubitatif. Voilà qui contrait toute vraisemblance. Il semblerait qu’il avait une p*tain de bonne étoile. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Le toubib lui dit alors qu’il allait le laisser se reposer, non sans évoquer cependant qu’ils avaient averti la police puisqu’il semblait avoir subi une agression.

Ce qui ne l’enchantait guère. Faisant mine de se rendormir, Takeshi s’employa à se redresser lorsqu’il se retrouva seul, remettant ses vêtements même s’ils étaient tâchés de sang par endroit. Il était hors de question qu’il se retrouve à nouveau face à des flics, même si Bancroft aurait tôt fait de le faire libérer. Il préférait suivre ses propres conditions, et il lui fallait retrouver Ortega. Et savoir ce qui s’était passé. Malgré la douleur, qu’il parvenait à faire taire aisément, il se faufila en douce hors de la chambre d’hôpital juste avant que le ou les agents de police n’arrivent. Cherchant à s’orienter dans les couloirs pour trouver la sortie, il s’arrêta net en passant devant une fenêtre. Le bâtiment se trouvait … dans les airs. D’ici, il avait une vue imprenable sur la ville, et il ne la reconnaissait définitivement pas.

Kovacs entendit qu’on l’interpellait au loin, et du coin de l’oeil, il vit son médecin qui ne s’attendait pas à le voir debout. S’arrachant à sa contemplation, il continua à avancer d’un pas rapide même si cela tirait sur ses points de suture. L’idée de faire une course poursuite dans l’hôpital ne lui plaisait pas des masses, mais il n’était pas du genre coopératif, surtout lorsqu’il avait une idée derrière la tête. Chaque pas ne faisait que provoquer encore plus le chaos dans les couloirs. Prenant un ascenseur, il descendit de quelques étages, cherchant à éviter les agents qui étaient à sa poursuite.
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Lun 30 Avr - 18:18

no place is home but times, they are changin'Son arrivée ici restait un mystère qu'elle tentait d'expliquer par tous les moyens ; elle en dormait à peine, elle avait l'impression que la folie commençait à prendre du terrain, que quelque chose clochait. C'était peut-être elle, qui se faisait trop chier à chercher une explication pour tout, mais c'était sa nature de flic qui faisait ça. Elle fouillait partout et même si elle ne trouvait rien, elle ne se décourageait pas. La seule fois où elle avait laissé les choses se faire, elle en avait perdu son petit-ami, qui était à présent elle ne savait où, pendant que Takeshi… était elle ne savait où aussi. Cette solitude la pesait, quelque part, car c’était vraiment ce qu’elle était. Seule. Aucun réconfort, aucune sûreté, la seule chose dont elle était certaine, c’est qu’elle était elle ─et encore, parfois elle en doutait. Rien ne c’était arrangé depuis son arrivée à Oblivion, si déjà de base elle n’était pas le genre de personne ayant sa langue dans sa poche ou ayant un caractère facile tout court, c’était pire. Le peu qu’elle parlait, c’était pour lancer une remarque sanglante, et parfois, quand elle se retrouvait seule, elle hurlait sa haine contre le monde.

Assise sur sa chaise de bureau au commissariat, Ortega avait le regard perdu dans le vide. Parfois elle regardait son nouveau bras et elle ne pouvait s'empêcher de penser à Kovacs, ce qu'il avait fait, que ça soit pour ou contre elle. Ça aussi, c'était un détail qui la rendait folle ─où qu'elle aille, elle pensait soit à lui, soit à Elias. Pourquoi devait-elle songer à eux ? Le fait qu'ils aient le même physique n'aidait pas, il faut l'avouer, mais caractériellement... Ils étaient comme la lune et le soleil. Mais Kristin et Tak' aussi, sont comme la lune et le soleil. C'était peut-être pour ça qu'ils se complétaient aussi bien, ou alors, elle se cherchait juste des excuses pour justifier qu'inconsciemment, elle ne le surveillait pas juste pour son enveloppe corporelle. Il y avait plus. Beaucoup plus.

Quand son supérieur lui a annoncé qu'elle devait régler un problème à l'hôpital, bien sûr, elle a dit qu'elle n'en n'avait rien à foutre des vieux fous qui veulent s'évader, mais comme dit, il est son supérieur. Et la mexicaine le détestait sérieusement, partant en l'insultant en espagnol, comme à son habitude quand quelque chose lui déplait. Alors elle a embarqué pour aller droit vers la station hospitalière qui se trouvait dans les airs, un petit elle de chez elle, sans vraiment l'être.

Arrivant sur place, elle range son flingue dans son pantalon, ne pensant quand même pas arriver jusque là. Elle savait certains patients fous, mais pas à ce point-là ─à moins de se rendre dans la partie psychiatrique, là... Il y a moyen. Une fois dans le bâtiment volant, elle peut déjà voir la panique des internes et des gardes du corps et naturellement, elle va voir d'abord à l'étage le plus bas, généralement là où personne n'a accès... sauf quelqu'un qui veut absolument échapper à tout le monde. C'était bien ce que voulait faire le patient, non ?

Une fois aux archives, elle ne sort toujours pas son flingue mais reste sur le qui-vive, prête en cas où. En entendant un bruit, elle s'immobilise et cherche après le bruit. A moins que ça soit le bruit qui la trouve, au final ?

-Si j'étais vous, je ne tenterai pas de m'attaquer, ça pourrait être regrettable, menace-t-elle en restant calme.

Puis elle croit l'apercevoir. Takeshi ou Elias ? Elle sent que son cœur s'accélère, et elle commence à vouloir se rapprocher le plus possible de cet homme. Si c'est un d'eux... Elle ne sait même pas quoi faire si il s'avère qu'elle a vrai, qu'elle retrouve enfin quelqu'un, quelqu'un en qui elle peut à voir confiance, quelqu'un qui à s'accrocher. Puis l'idée que ça soit faux, rien qu'une illusion pour la berner et l'attaquer alors qu'elle se pense en sécurité apparait dans son esprit. Tout s'embrouille. Takeshi. Elias. Trahison ou confiance. Finalement, elle se résout à se saisir du flingue, prise par la peur. S'il était là depuis le début, pourquoi le savait-elle uniquement maintenant ?
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Lun 28 Mai - 15:56


No place is home but times, they are changin'
( ortega & tak )

Dans l’ascenseur, il tenta à nouveau de se souvenir de ce qui s’était passé. Les événements étaient flous dans son esprit. Il se rappelait le combat en mort, il avait été empoisonné, puis plus rien. Non, un visage. Il fronça les sourcils, cherchant à se rappeler. Mais son esprit refusait de lui laisser accéder à cette information. Peut-être qu’il serait en mesure de se rappeler lorsqu’il serait entièrement guéri. Les médecins ici avaient fait des miracles, il aurait dû être foutu avec ce poison dans les veines. Du moins, son corps. L-ex Envoy se demandait pourquoi ils ne l’avaient pas ré-enveloppé. C’était la procédure standard. Est-ce que Bancroft avait tiré quelques ficelles ? Pourquoi ? Pour garder Ortega à distance ? Takeshi détestait n’être qu’une marionnette.

Le plan était de trouver un moyen de rejoindre la terre ferme. Puis savoir où il pouvait bien se trouver, plus précisément sur quelle planète. Ensuite il aviserait. Le plus urgent était d’éviter de croiser des médecins et les agents de police à sa recherche. Alors il opta pour les archives, un endroit où normalement il ne risquait pas trop d’être dérangé. Son visage restait impassible malgré ses plaies qui s’étaient réouvertes suite à sa petite escapade. Il n’était plus en danger de mort, c’était déjà ça.

Mais contre toute attente, il entendit quelqu’un entrer dans la pièce à moitié plongée dans le noir. Se déplaçant entre les terminales aussi discrètement que possible, il chercha à distinguer qui pouvait bien être là. Vu que cette personne n’avait pas allumé la lumière, il conclut qu’elle était à sa recherche. Plus lent que d’habitude à cause de ses blessures, il ne put être aussi discret qu’il ne l’était normalement. Sauf que la voix qui s’éleva à quelques mètres de lui, il la connaissait. Soulagement. Voilà ce qu’il ressentit en premier. Puis surprise. Comment avait-elle pu le retrouver ? Au moins, elle semblait aller bien. Les derniers souvenirs qu’il avait n’étaient pas tous roses. Ils avaient failli y passer. Et en se réveillant, il avait cru qu’elle était morte.

Elle l’avait vu. Ou entrapercut, un bref instant. Lorsqu’elle sortit son flingue, Takeshia jugea plus prudent de sortir de l’ombre, tentant de se composer son habituel air fermé et je-m’en-foutisme, même s’il était soulagé de la voir. « Oh ça j’en doute pas », répondit-il, s’approchant un peu plus, mitigé entre l’envie de la prendre dans ses bras et celle de garder ses distances. Après tout, elle avait la force de le tacler et de le casser en deux, avec le bras qu’il lui avait acheté. Et il ne savait pas vraiment si elle serait contente de le voir, à défaut … d’Elias.
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Jeu 21 Juin - 16:43

no place is home but times, they are changin'Les mains moites, ça en devient presque dur de tenir son flingue. Pourtant, personne ne peut dire qu'Ortega est du genre à se laisser porter par les émotions, elle est certes impulsive, mais pas sensible. Si son esprit ne lui joue pas de tour... Non, non, et non. Si Takeshi était ici, il l'aurait retrouvée depuis bien longtemps, et vice-versa ? Sauf que s'il était dans un hôpital, c'est qu'il était dans un mauvais état. Bordel, elle aurait dû commencer par-là au lieu de chercher dans les recoins les plus sombres après le blond. Elle aurait dû. Mais elle savait qu'il aime fréquenter les coins les plus ignobles, car elle a déjà été le cherché dans ce genre de quartier, totalement haut à cause de la drogue. C'était fou comme pour lui, elle a tendance à penser au pire et pour Elias, au meilleur. Définitivement, ils ont des caractères différents, mais c'est tellement trouble dans son esprit. Pourtant, l'un comme l'autre... Elle avait du mal à s'en défaire. Si le fait de vivre sans Elias devenait au fur et à mesure de plus en plus facile, la présence de Kovacs l'aidait pour beaucoup, même si elle faisait comme si il n'était pas si important. Pourtant, ce qu'ils traversent, étant donné les circonstances... Elle ne voudrait les traverser avec personne d'autre.

La noirceur de la pièce l'empêche de voir de façon un peu plus nette, mais la mexicaine est presque sûre d'avoir reconnu sa carrure. A moins que son esprit ne la trompe ? Elle resserre ses mains autour de son arme, elle peut presque entendre son propre cœur battre tellement la pièce est silencieuse, et qu'elle, se sent sous pression. Menaçant la personne, son souffle se coupe brusqueement quand elle entend des pas venir vers elle. Puis c'est comme un rêve qui se réalise, même si la notion de rêve est un peu exagéré ─elle n'irait pas jusqu'à dire que le fait de le retrouver était ce qu'elle espérait le plus, mais ça serait mentir de dire qu'elle n'y pensait pas chaque jour. Kovacs représente pour elle le mélange savant entre le rêve et le cauchemar, en réalité. Le corps qu'elle aime depuis un certain temps, avec un esprit totalement cauchemardesque... mais qu'elle commence, peut-être, certainement, à aimer. Elle sait que c'est lui, car elle a appris à le connaître ─ce regard, ce sont peut-être les mêmes yeux que Ryker, mais la façon de la regarder est différente, ce qu'il dégage est différent aussi.

-Kovacs, chuchote-t-elle, toujours plantée sur place.

Puis la brune lâche son flingue, parcourt la distance qui la sépare de lui et se mettant sur la pointe des pieds, ses mains viennent prendre possession de son visage, ses doigts caressent doucement sa peau, elle a besoin de s'assurer que c'est réel, que ce n'est pas une blague ou un piège, que c'est vraiment lui. Maintenant, elle se sent plus légère, pas comme sur un nuage car jamais personne, ni aucune circonstance, ne lui a permis ça. Mais le fait de le sentir contre elle, surtout de savoir qu'il est en vie, la rassure, lui donne envie de se tirer de cet hôpital, de rentrer chez elle avec lui et de se trouver une solution pour rentrer chez eux. Ou à moins qu'elle le veuille là-bas pour une autre raison... Fermant un moment ses yeux, Ortega reprend ses esprits avant de le regarder à nouveau.

-On doit partir de cet hôpital. Je vais inventer une histoire, leur dire un tas de conneries et on va se barrer.
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Sam 23 Juin - 14:49


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Bien que réduisant la distance entre elle et lui, Kovacs garda une attitude un peu distante, cherchant à discerner ce que pouvait ressentir Ortega. Même s’ils s’étaient assez rapprochés ces derniers temps, il restait toujours celui qui squattait le corps d’Elias, alors que ce dernier était enfermé. Et c’était bien grâce à la détective que Kovacs avait peu à peu renoncé, enfin en partie, à l’idée de retourner en stase, pour le reste de l’éternité. Jusqu’à présent, il ne savait pas ce qu’il comptait faire après toute cette histoire avec Bancroft, alors que tout ce qu’il voulait avant c’était qu’on le renvoie dormir pour toujours. Ici, là, maintenant, il ne savait plus quoi penser.

Son expression se détendit lorsqu’elle prononça son nom et vienne à lui, encadrant son visage de ses mains. Les traits d’Ortega exprimaient quelque chose de … sincère. Takeshi en resta figé, laissant son masque d’indifférence se fissurer. Son contact lui avait manqué. Terriblement manqué, et pourtant, pour lui, très peu de temps s’était passé. Enfin, le supposait-il, il n’était pas certain d’être resté inconscient très longtemps, quelques jours tout au plus. Il ne savait plus vraiment à quel moment précis il s’était mis à se préoccuper réellement de la jeune femme au tempérament de feu. Était-ce en la voyant dans cet ascenseur ? Avant ? Bien avant ? Dès le moment où il avait été confronté à son caractère impossible, probablement.

Elle avait réussi à le sortir de cette distance qu’il s’était imposé depuis la mort de Quellcrist. Car tout ce qu’il pensait, là, maintenant, c’était de se rapprocher davantage. Prolonger le contact. Être tout simplement avec elle. Et fuck le reste de leurs problèmes. Ortega les ramena alors à la réalité. Celle où ils étaient planqués dans une salle sombre au fin fond d’un hôpital, avec des flics et des médecins qui devaient fourmiller dans chaque couloir, à la recherche de leur patient mystère et peu coopératif. Mieux valait foutre le camp de cet hôpital le plus rapidement possible, effectivement. Les flics étaient le moindre de ses soucis. Il avait des comptes à rendre à Bancroft, et il ne doutait pas que ce dernier viendrait rapidement à sa rencontre.

Hochant brièvement la tête pour lui faire savoir qu’il était à cent pour cent d’accord avec elle, il entreprit de se diriger vers l’unique voie qui les mènerait vers un semblant de sortie, les archives étant un cul de sac. À l’intérieur, alors qu’ils montaient, il se rappela d’un détail. « Où est-ce qu’on est ? » Il avait vu brièvement la ville de haut, par une fenêtre, lors de sa petite course poursuite. Elle ne lui disait rien du tout. Pendant un instant, il avait pensé être sur une autre planète, mais il les connaissait en grande partie, ayant beaucoup voyagé lorsqu’il était avec le Protectorat. Puis il regarda Ortega de haut en bas, laissant transparaître son inquiétude. « Est-ce que ça va ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » Ses derniers souvenirs étaient plutôt violents. Il détestait être dans l’ignorance totale comme ça.
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Ven 20 Juil - 18:14

no place is home but times, they are changin'Elle avait été effrayée à l'idée de mettre une croix sur Takeshi ─ou alors effrayée à l'idée de perdre le corps d'Elias ?─ Un sentiment surpassait tout ce que Kristin pouvait gérer. C'était quelque chose qu'elle faisait très bien, laisser apparaitre seulement ce qu'elle veut bien aux autres. Ses sentiments les plus forts, elle les garde cachés, au point que parfois elle en doute elle-même. Particulièrement menteuse, pour une ancienne croyante, et aujourd'hui elle sait que son âme n'est plus excusable, tout comme elle est persuadée que l'Enfer, c'est ici.

Mais ne l'avait-elle pas devant elle, le Diable ? La tentation la plus ultime dont elle tente de résister ? Il représentait un peu tout ce qu'elle déteste et tout ce qu'elle désire à la fois. Comment faire pour faire comme si de rien n'était alors qu'il squatte le corps de celui qu'elle aime ? Et comment faire pour cacher qu'à présent, elle ne voit plus Elias à sa place. Elle ne voit que Takeshi Kovacs. Elle doit avouer qu'à chaque fois qu'elle survit avec lui, les liens se resserrent et elle a l'impression de succomber de plus en plus. Pourquoi faut-il qu'il représente le soulagement et la torture à la fois ?

Lui proposant de se tirer vite fait bien fait de cet endroit, s'en foutant de ce qu'on lui avait demandé. C'est pas comme si au final, ce travail, c'est ce dont elle avait toujours rêvé. Parfois elle se demande pourquoi elle est devenue flic, puis après généralement elle se rend compte de l'injustice du monde dans lequel elle vit. Mais réglait-t-elle vraiment ce qui se passait autour d'elle ? Certainement pas, pécheresse qu'elle est. Son choix est vite fait : si elle doit trahir son boulet et être une fugitive pour Takeshi, elle n'hésitera pas un instant, et elle deviendra ce qu'elle s'est interdite d'être après l'arrestation d'Elias.

-On est très loin de chez nous, et pas prêts d'y retourner, répond-t-elle à sa question.

Donner un lieu précis ne servirait à rien puisque il n'y a aucune autre carte, rien autour d'eux. A chaque fois qu'elle interrogeait des personnes, elle avait une réponse différente, et ça la rendait barge. Elle avait arrêté de compter le nombre d'heures de sommeil dont elle manque, ainsi que l'énergie, les repas,... Barge est même petit comme mot pour qualifier l'état d'Ortega par moment. Elle continue de marcher un moment et se raidit légèrement quand il lui demande si ça va, ce qui s'est passé. Elle préfère passer la première partie de la question, l'air de rien, car de toute façon ils n'ont pas le temps pour parler de ça.

-Quelqu'un ou quelque chose m'a emmenée jusqu'ici. Je n'ai aucun souvenir, à part mon réveil. Ça doit faire deux semaines que je suis à ta recherche, quelque chose du genre.

Le temps est un concept qui lui échappe un peu. Une fois qu'ils arrivent au rez-de-chaussée, la détective garde un moment Takeshi caché, son nouveau bras comme simple barrière, elle regarde après une sortie proche pour qu'il ne se fasse pas remarquer et... bingo. Elle lui montre discrètement avant de passer devant, regroupant toutes les personnes, disant qu'il s'est certainement échappé et qu'elle doit s'en aller pour le trouver. Une excuse qui passe crème, c'est fou comme les gens peuvent croire que la police ne fait que dire la vérité ─ils sont les meilleurs menteurs. Elle sortit de la station hospitalière et rejoignit le plus grand dehors.

-Princesse a besoin qu'on lui montre son carrosse ? demande-t-elle avec son plus grand air moqueur, se retenant même de rire.

C'était évidemment plus fort qu'elle, lui lancer ce genre de remarques. Se rendant vers la voiture de police, elle n'attend pas plus que le voir fermer la porte pour démarrer en direction du loft, exact réplique du sien, le laissant rentrer tandis qu'elle s'assure que c'est plus ou moins sûr pour eux. Ils ont déjà eu assez de mauvaises blagues jusqu'à présent. Comme par habitude, une fois à l'intérieur, elle enlève sa veste et se laisse tomber sur le canapé, massant ses tempes.

-J'ai déjà réfléchi à tellement d'options pour partir d'ici que je ne sais plus à quoi penser...
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Dim 29 Juil - 16:35

Des questions. Des tas de questions. Tout se bousculait derrière son regard qui restait néanmoins impassible, mise à part une petite lueur concernée, lorsqu’il regardait Kristin. Il voulait savoir ce qui s’était passé, comment il était arrivé là, ainsi qu’elle-même, dans quel état qu’elle était, puisque la dernière chose dont il se souvenait, c’était cette violence, ce sang. Le leur. Même s’ils avaient réussi à vaincre leur adversaire, ils n’aurait pas dû s’en sortir vivants. Lui-même avait été empoisonné, et ce poison qui coulait en abondance dans ses veines auraient dû le tuer. Du moins, chez eux, ou ce qu’ils pouvaient appeler leur monde. Alors où est-ce qu’ils étaient, bordel ? Question qu’il posa à Ortega, la plus à même de lui répondre, puisqu’elle était venue jusqu’ici sans rencontrer la moindre résistance. Lui qui aurait fini par devoir passer ces murs probablement avec tout un tas d’emmerdes, elle l’avait trouvé. Ils étaient loin et coincés. En lui jetant un bref coup d’oeil, il comprit qu’il n’en aurait pas plus, du moins pas pour l’instant. Elle ne semblait pas savoir elle-même, ce qui rendait la situation … non pas intrigante mais vachement irritante. Déjà qu’ils avaient à gérer pas mal de trouducs chez eux, Tak n’avait pas vraiment envie d’avoir à gérer d’autres emmerdeurs. Seul point positif, s’ils étaient très loin de chez eux, Bancroft ne risquait pas de venir lui chercher des noises.

Son regard se porta donc à nouveau sur sa coéquipière de fortune, qui était devenue tellement plus, même s’il ne saurait dire à quel point. Il restait à éclaircir ses problèmes de mémoire. Que s’était-il passé ? Était-elle indemne ? Normalement, il ne se serait même pas posé la question. Il n’y aurait certainement pas eu de l’inquiétude pour quelqu’un d’autre, pour quiconque, d’ailleurs. Tak arqua un sourcil sous la surprise. Deux semaines ? Pourtant, il se souvenait très bien du toubib qui lui avait dit qu’ils l’avaient trouvé il y avait que quelques jours. Il était tout simplement impossible qu’il ait pu survivre aussi longtemps sans soin. Une remarque lui brûla les lèvres quant au fait qu’elle le cherchait, mais il se tut. Il ne se sentait plus le besoin d’ériger un mur d’arrogance et de sarcasme autour de lui en sa présence, contrairement au début. D’ailleurs, elle ne semblait plus avoir envie de l’étriper. Un bon point, puisqu’avec son bras amélioré, elle risquait de l’envoyer à la morgue pour de bon.

Ils passèrent sans soucis tous ceux qui auraient pu lui mettre des bâtons dans les roues s’il n’était pas protégé par l’insigne que portait Ortega. Sa petite pique eut le mérite de lui tirer un sourire en coin. S’installant prudemment dans la voiture de police, tout son corps d’emprunt lui hurlant qu’il aurait mieux valu qu’il évite de se trimballer un peu partout dans l’hôpital, il claqua la porte. « Hâte de voir où est-ce que nous sommes tombés », marmonna-t-il, sarcastique, plus ennuyé par cette histoire de nouveau monde qu’il avait encore du mal à digérer, son esprit rationnel le ramenant toujours vers le fait qu’ils devaient simplement avoir changé de planète, même s’il ne reconnaissait pas les lieux. Il ne prononça pas un mot de plus durant tout le voyage, laissant le silence s’installer entre eux alors que son regard analysait ce qu’il voyait. Ce n’était pas le plus grand des bavards. Les lieux lui furent alors étrangement familiers. Ça détonnait avec le reste, qui n’était que confusion. Suivant Ortega à l’intérieur, la laissant jouer les éclaireurs même si ses propres sens lui disaient qu’ils étaient tranquilles.

Toujours impassible, il prit place doucement dans un autre des fauteuils. Il était du genre à rester debout pour réfléchir, mais ce n’était pas la plus sage des décisions dans son état. Il n’avait pas vraiment envie de se vider de son sang sur le plancher de la détective parce qu’il aurait fait sauter ses points de suture. Son regard fit le tour des lieux avant de revenir sur Kristin. « J’imagine que foutre le camp de ce endroit avec un vaisseau a déjà été tenté et a foiré ? » Vu ceux qu’il avait vu voler au dessus de leurs têtes, quelqu’un devait déjà forcément avoir tenté le coup.
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Message(#) Sujet: Re: No place is home but times, they are changin' (ortega) Dim 12 Aoû - 21:10

no place is home but times, they are changin'Si seulement elle avait des réponses à toutes les questions qu'elle se pose. Jusqu'à présent, du mieux qu'elle pouvait, Kristin avait gardé son calme et son rôle de flic quelque peu chiante mais qui fait son job, sauf maintenant. Car elle ne pouvait se résoudre à emprisonner Takeshi et revenir à la case départ, autant à Oblivion, que dans sa certaine relation qu'elle entretient avec lui. Elle sait que le pire n'est certainement pas passer, et qu'elle aura besoin de lui, tôt ou tard. Physiquement ou mentalement, elle sait pas encore trop, c'est flou, dans sa tête.

Heureusement, qu'elle est flic. Elle peut dire ce qu'elle veut, ça a des avantages, d'avoir un tel badge qui l'excuse, pousse les gens à la croire, alors qu'il n'y a pas plus menteur d'eux. Quand ils disent qu'ils ferment une affaire pour x raisons alors qu'ils en ont juste rien à faire, qu'ils n'y voient aucun intérêt. On dit qu'ils sont là pour ramener la paix, mais ils sont plutôt là pour rappeler au désordre, comme les mythes. C'est incroyable comme elle est déjà fatiguée de cette vie, à seulement 35 ans. Elle se rappelle des dimanches à l'église, à prier un dieu qu'elle renie aujourd'hui, en voyant que le seul dieu possible, c'est celui qui a le plus de pognon. Une société plus que dégoûtante, qui l'empêchait de croire en une quelconque force supérieure ou à quelque chose de plus joli, autre part. Foutaises. Elle voit tous les jours, le monde dans lequel ils vivent, et il n'a rien d'idéal, c'est même plutôt un certain Enfer.

Ortega ne prit même pas la peine de répondre à sa remarque sarcastique une fois dans la voiture, trop tendue. Evidemment, elle était contente d'avoir Tak' à ses côtés, mais rien de ce qui se passe depuis son arrivée ne la rassure. Déjà, car il squatte le corps de son petit-ami, qu'elle a lâchement laissé, et qu'elle ne sait même pas si elle a envie de le retrouver. Ses doigts ne pouvaient s'empêcher de tapoter nerveusement contre le volant alors que le silence était presque funeste. Elle se rappelle que la dernière fois qu'il a embarqué dans une voiture avec elle, c'était en direction de chez Bancroft et qu'elle parlait beaucoup pour tenter de lui tirer les vers du nez, chose qui n'a jamais fonctionné. Cette fois-ci, elle prit juste la peine de parfois le regarder dans le rétroviseur, car il semble quand même en mauvais état, ce qui ne la rassure pas. Ça se trouve, ils se seront barrés de l'hôpital pour rien car ils devront y retourner pour lui. "Putain", marmonne-t-elle en espagnol sans même s'en rendre compte.

-Je te pensais plus perspicace que ça. Encore une idée, génie ? demande-t-elle, levant les yeux au ciel.

Kristin ? Délicate et gentille ? Pas réellement son genre. De toute façon, on ne peut pas dire que Kovacs n'est pas habitué par ce genre d'attitude venant d'elle, c'est presque naturel quand il est dans le coin. La tête entre ses mains, elle commence déjà à se taper un mal de crâne pas possible. Les nerfs, le manque de sommeil, de solutions pour se barrer. La brune relève la tête et regarde un moment son... partenaire. Ou son amant. Ou ce voleur d'identité corporel. Faut vraiment qu'elle arrête cette mauvaise foi, ça va finir par la perdre, si ce n'est pas déjà fait. Soupirant, elle se lève et se met à faire les milles pas dans le salon. Est-ce qu'elle est à bout de nerfs ? Totalement.

-Et les dégâts physiques de ce super combat, ça donne quoi ? demande-t-elle, se plantant devant lui. Vu ton état, tu ne vas certainement pas bouger d'ici pendant quelques jours. Et si tu le fais, je te traquerais et je te ramènerai ici de n'importe quelle manière possible, finit-elle d'un air menaçant. Dans le fond, elle le traquait déjà bien avant hein... Ce n'est qu'un petit retour aux sources. Bon Dieu qu'elle délire.
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No place is home but times, they are changin' (ortega)
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