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 Other side [Jean]

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MessageSujet: Other side [Jean]  Jeu 5 Oct - 4:28

A mon arrivée, le commissariat est en effervescence. Je n'avais jamais assisté à un tel bouleversement général. En passant la porte, les exclamations des uns et des autres m'assaillent de plein fouet, alors qu'elles ne me sont pas destinés. Les appels se multiplient, que ce soit des téléphones reservés aux civils en danger, que des lignes servant aux communications entre collègues. Je marche tant bien que mal à travers une rafale ininterrompue de personne partant dans tous les sens. Aujourd'hui, les choses vont mal, très mal.

Le commissaire m'apprend que de tous les policiers de terrain, je suis le seul qui doive rester au siège. Je ne manque pas de montrer ma frustration par un leger rictus désapprobateur, mais quitte le bureau sans faire de vague. De toute façon, à peine m'a -t-il jeté l'information, qu'il reprit son communicateur directement relié au siège du Maire. Lui aussi doit rendre des comptes à quelqu'un, comme nous tous.

Je me laisse tomber sur mon fauteuil, devant ma table de travail, pinçant l'arête de mon nez en baissant la tête, les yeux fermés. Mais qu'est-ce qu'il se passe dans cette ville? Il me faut une demi-heure pour l'apprendre, à l'arrivée des premiers civils. Ils ont le regard vide pour la plus part, d'autres montrent bien plus de colère et de frustration, par-dessus une peur qu'ils ne veulent pas s'avouer. D'autres, encore, laissent totalement transparaître leur frayeur. Mais bon sang qu'est-ce qu'il se passe!?

Les puzzles me sont enfin présentés, sous la forme des dépositions des civils arrivés. C'est décousu, confus, contradictoire. Mais j'arrive à construire une base grâce aux faits communs à tous: un groupe d'hommes a pris d'assaut un musée, ont tiré sur un maximum de personne aveuglement, avant de repartir. Les adjectifs qui reviennent souvent sont efficace, rapide, incompréhensible, impitoyable. Immédiatement, je pense à un groupe de mercenaires, mais pourquoi tuer tout ce monde sans cible précise? C'est insensé.

Le énième témoin arrive au terme de sa description, je m'affale sur mon fauteuil à son départ en décidant de prendre une pause. Mon regard parcourt les quelques restant, assis sur les sièges du hall d'attente, quand je repère une jeune fille qui déclenche une sensation de danger au moment même où je pose les yeux sur elle. Elle a pourtant l'air ordinaire, peut-être plus touchée que les autres, mais ce n'est pas de la pitié qu'elle m'inspire. Loin de là. Ses cheveux me semblent plus vifs qu'ils ne le sont en réalité, je suis intrigué. Je me lève et me dirige vers elle, me postant devant son visage.

"A ton tour, suis-moi."

Je regagne mon bureau derrière lequel je m'assois.

"Je t'écoute, que s'est-il passé?"
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Jean Grey
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MessageSujet: Re: Other side [Jean]  Jeu 5 Oct - 13:47

Other sideUne journée qui aurait pu être comme toutes les autres. Jean avait décidé de faire un tour au musée. C'était le genre d'endroit qu'elle appréciait, tout comme la bibliothèque. Elle aimait bien l'histoire, l'art. Et leurs professeurs les poussaient constamment à s'instruire, à parfaire leurs connaissances, à trouver leur voie. Mais pas que. Jean adorait cet endroit. La tranquillité des lieux. Ce n'était pas ici qu'elle allait être assaillie par de violentes pensées. Enfin, ça c'était avant qu'elle ne perde la majorité de ses pouvoirs. Elle restait néanmoins très sensible à son environnement. Alors un répit de serait pas de refus. Rares étaient les fois où elle arrivait à s'enlever de la tête ce qui s'était passé avec Apocalypse. Cette force aussi terrifiante que fascinante.

Tout ce qu'elle pouvait trouver ici, c'était cette passion qui la faisait sourire et rêver. Tant de gens passionnés par des arts anciens et futurs, entremêlés, à l'image de cette ville, possédant une infinité d'histoires. C'est donc un livre sur un des artistes de la galerie qu'elle visitait entre les mains qu'elle se laissa aller à ses rêveries. Rêveries qui furent brutalement coupées. Elle ressentit une puissante vague de peur avant même que les coups de feu ne retentissent. Son instinct aurait dû lui dicter de se cacher, de fuir, mais toute cette peur extérieure ne faisait qu'exacerber la sienne, et ses jambes refusèrent de bouger. Quelqu'un tentant de fuir la percuta et elle tomba au sol. Ce fut ce qui la sauva car elle entendit les balles siffler au dessus de sa tête. Terrorisée et paralysée sur le sol, elle vit l'inconnu qui l'avait bousculée s'effondrer à quelques pas d'elle.

Se forçant à bouger, le coeur battant la chamade, elle rampa jusqu'à lui, ressentant son agonie. Ne pouvant empêcher les larmes de couler sur ses joues, elle lui prit la main. « Restez avec moi », souffla-t-elle, bien que ce ne furent que des paroles incompréhensibles qui sortirent de sa gorge. Elle ne pouvait rien faire. L'inconnu rendant son dernier soupir, Jean se recroquevilla sur elle-même, ressentant sa douleur, puis la vie le quitter. Une sensation horrible. La vue brouillée, elle releva la tête, entendant toujours les coups de feu. Son regard accrocha celui d'un des tireurs, qui semblait voir à travers d'elle comme si elle n'existait pas. Comme s'ils n'existaient pas. Ils n'étaient rien pour eux. Que des cibles mouvantes. Jean se perdit alors, pendant un instant. Impossible de dire ce qui était elle, tous ces gens autour d'elle ou les tireurs. Ils ne formaient plus qu'un tout dans son esprit.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle vit un policier penché dans sa direction, lui parlant sans qu'elle ne parvienne à entendre. Mais la mutante comprit que c'était fini. L'esprit brouillé, elle ne se souvint pas vraiment de ce qui se passa par la suite, se retrouvant assise sur une chaise inconfortable au commissariat du coin. Le brouhaha autour d'elle ne l'atteignit pas, refermée sur elle-même, cherchant à se déconnecter de ce qui s'était passé plus tôt, sans y parvenir. Lorsqu'un visage entra dans son champ de vision, elle leva le regard. Lui, elle l'entendit. Une voix claire. Un peu de manière automatique, elle se leva et le rejoignit à son bureau, se rendant compte qu'elle tenait toujours son livre contre elle, tâché de sang. Pas le sien. Elle se rappela brièvement l'homme au sol. « Nous ... Ils ... Ils ont commencé à tirer, surtout tout le monde ... Je ne comprend pas ... » Sa voix de l'adolescente était hachée, décousue. « Ils étaient tellement en colère ... » souffla-t-elle de manière presque inaudible, le regard perdu dans ce souvenir de cet instant présent.
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MessageSujet: Re: Other side [Jean]  Ven 6 Oct - 1:29

La patience n'est pas mon point fort, mais dans un cas comme celui-ci, il est dans mon intérêt d'être prudent. Alors j'attends, que le témoin daigne enfin restituer ce qu'elle a vu. Malheureusement pour mon rapport, ce qu'elle réussit à dire est bien plus confus que les autres. Elle donne l'impression de revivre en boucle la scène dans son esprit, son traumatisme est plus grand que les autres. La raison m'intrigue, car je la soupçonne très intéressante. Cette colère dont elle parle, ce serait celle des assaillants? J'aimerais creuser la question, mais ce serait la plonger dans des souvenirs qui la remettraient dans un état inutilisable. Ou alors... Si j'arrive à la convaincre que ce n'est pas ce qu'elle croit, il serait plus aisée de la manipuler.

"Cette... Colère... Es-tu sûre qu'elle ne viennait pas de toi?"

Je lui montre les autres témoins, assis un peu plus loin.

"Regarde-les, c'est tout ce qu'il reste des dizaines de visiteurs. Alors que tu étais là, tu n'as rien fait pour sauver les autres. C'est normal d'être en colère, de sa propre impuissance."

Ma voix se fait douce et ferme à la fois, mais mon ton n'insinue aucun jugement. Je donne plutôt l'impression d'énoncer des faits de manière totalement neutre. Je tends la main pour agripper la tranche haute de son livre, pour le prendre sans forcer. Puis, je le retourne pour lui montrer la face la plus maculée de sang.

"Tu étais au coeur de l'attaque, les tirs fusaient au-dessus de ta tête, tu savais ce qu'il se passait, tu voulais agir, mais tu étais impuissante."

Je la fixe droit dans les yeux, d'un air compréhensif. Je suis presque certain de ne pas me tromper.

"Tu n'y pouvais rien... N'est-ce pas? Mais ce n'est plus le cas maintenant, tu étais toute seule à ce moment-là, isolée parmi la masse de cadavre. Perdue dans cet immense bâtiment. Maintenant tu es ici, dans le lieu le plus sécurisé du quartier. Mais te sens-tu vraiment mieux? Les tueurs courent toujours. Il est peu probable qu'ils s'en prennent encore à toi au vue des circonstances, mais est-ce réellement rassurant? Que veux-tu vraiment? Des innocents sont morts, le sang sur ce livre en est la preuve."

Je repose le livre sur la table et le glisse doucement vers elle en le poussant. Quelle sera sa réponse?
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